| Météo et débits des fleuves |
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Météo

Roses des vents en Manche, mer d'Iroise, sud Bretagne et sud Gascogne pour le mois de juillet 2011
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Légende
roses
des vents :
les roses des vents synthétisent les régimes de
provenance des vents sur une période (vitesse moyenne du vent
sur 10 minutes). Les vents modérés sont indiqués
par la couleur bleue (10 à 20 nœuds), les vents soutenus
par la couleur verte (20 à 30 nœuds), les vents forts par
la couleur orange (supérieurs à 30 nœuds). Les
pourcentages de vents observés par direction sont proportionnels
à la longueur des segments. La fréquence des vents
faibles (inférieurs à 10 nœuds) figure dans le rond
blanc au centre des roses. Sur la carte grand format figurent les roses
des vents observées sur la période de
référence. Sur la petite carte, nous indiquons les roses
des vents moyennes à cette période de
l’année à titre de comparaison.
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Juillet : temps maussade, frais et pluvieux
L’anticyclone
des Açores conserve une position assez méridionale durant
ce mois. Il influence favorablement les conditions
météorologiques en tout début de mois du 1er au 4
puis en fin de mois à partir du 27. Le temps est sec et assez
bien ensoleillé durant ces périodes. Pour le reste, le
temps est directement lié au passage des perturbations
atlantiques qui donnent au mieux des nuages, au pire de la pluie ou des
averses.
Le temps est perturbé tant en Manche que du côté
Atlantique du 5 au 8, ainsi que le 9 sur l’extrême sud, de
la Gironde aux Pyrénées Atlantiques. Le vent de sud
à sud-ouest souffle assez fort et atteint parfois le grand frais
en Manche.
Le temps s’améliore un peu ensuite mais on note un regain
d’instabilité avec de bonnes averses le 11 de la Rochelle
à Nantes, puis le 12 de Bordeaux à Biarritz et des
Côtes d’Armor au Pas de Calais. Le vent de nord ou de
nord-est souffle en grand frais les 12 et 13 du Cotentin à la
frontière belge.
Une nouvelle perturbation océanique aborde la pointe bretonne
à compter du 15 et il pleut ensuite peu ou prou sur
l’ensemble de nos côtes jusqu’au 20. Le vent de
sud-ouest puis de nord-ouest souffle de nouveau assez fort et parfois
jusqu’au grand frais sur la façade Atlantique et
près des côtes de la Manche.
La dernière décade s’améliore quelque peu,
mais le flux de nord-ouest maintient un temps particulièrement
instable sur l’extrême sud, de la Gironde au Pays Basque. A
Biarritz il tombe 86 mm de pluies entre le 23 et le 26.
L’amélioration est plus franche après le 27 et la
fin du mois est enfin digne d’un mois estival.
Les précipitations sont assez conformes aux normales sur le
Morbihan, le Finistère et une bonne partie des Côtes
d’Armor, proches des normales également sur les
côtes de la Manche, de la Seine-Maritime jusqu’au Nord Pas
de Calais. Elles sont excédentaires partout ailleurs et plus
particulièrement depuis l’Ille et Vilaine jusqu’au
Calvados ainsi que sur les Landes et les Pyrénées
Atlantiques. A Cherbourg et à Biarritz par exemple, les
pluviomètres recueillent respectivement 109 mm et 183 mm soit
plus de deux fois la normale d’un mois de juillet.
Les masses d’air qui arrivent sur nos côtes viennent
souvent de l’ouest ou du nord, rarement du sud. Du coup les
températures moyennes sont partout déficitaires, de
0.5° à 1° environ le long des côtes de la Manche
et sur le nord Finistère, mais de 1° à 1.5°
depuis le sud Finistère jusqu’aux Pyrénées
Atlantiques. Cet écart se retrouve sur les températures
maximales sauf que celui-ci est un peu plus marqué au sud de
Nantes en atteignant parfois -2° ou plus.
L’insolation est assez proche des normales ou
légèrement déficitaire avec un déficit plus
marqué sur la Gironde et les Landes.
Quelques valeurs de vents forts observées durant ce mois : 71.6
km/h à l’Ile d’Yeu le 16 et 77,4 km/h à
Bordeaux le 19.

Roses des vents en Manche, mer d'Iroise, sud Bretagne et sud Gascogne pour le mois d'août 2011
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Légende
roses
des vents :
les roses des vents synthétisent les régimes de provenance des vents
sur une période (vitesse moyenne du vent sur 10 minutes). Les vents
modérés sont indiqués par la couleur bleue (10 à 20 nœuds), les vents
soutenus par la couleur verte (20 à 30 nœuds), les vents forts par la
couleur orange (supérieurs à 30 nœuds). Les pourcentages de vents
observés par direction sont proportionnels à la longueur des segments.
La fréquence des vents faibles (inférieurs à 10 nœuds) figure dans le
rond blanc au centre des roses. Sur la carte grand format figurent les
roses des vents observées sur la période de référence. Sur la petite
carte, nous indiquons les roses des vents moyennes à cette période de
l’année à titre de comparaison.
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Août : pas vraiment l'été...
L’anticyclone
des Açores ne fait toujours que de très brèves
incursions sur la France durant ce mois, et le temps est de nouveau
rythmé par le passage de nombreuses perturbations atlantiques.
Il pleut peu ou prou, un jour sur trois et même un peu plus sur
la plus grande partie de nos zones littorales ; un peu moins mais
à peine sur la pointe nord-ouest de la Bretagne depuis Brest
jusqu’à St-Brieuc ainsi que sur le littoral situé
au sud de la Charente-Maritime. L’extrême sud est cette
fois mieux lotie ; six jours de pluies seulement à Biarritz.
Comme journée marquante de ce mois on retiendra celle du 22
où des cellules orageuses se forment en fin de nuit sur la
Vendée, puis affectent ensuite en journée les Pays de
Loire, la Bretagne et la basse Normandie. Les pluies associées
aux orages sont fortes par endroit. De la grêle (diamètre
2 cm) est observée sur la région nantaise.
A l’inverse de juillet particulièrement bien arrosé
sur l’extrême sud, les précipitations sont cette
fois déficitaires sur une bonne partie des Landes et surtout sur
les Pyrénées Atlantiques. A Biarritz il n’est
tombé que 35 mm ce qui représente un déficit de 63
%.
Partout ailleurs, les sols bénéficient d’un
arrosage parfois important. Si l’on excepte l’extrême
nord-ouest des Côtes d’Armor et la plus grande partie du
Finistère où l’excédent
pluviométrique est limité, celui-ci est très
important partout ailleurs et en particulier du Calvados au Pas de
Calais et du Morbihan au nord de la Vendée. A Rouen, Lorient et
Nantes, le pluviomètre recueille respectivement 139, 113 et 117
mm soit deux fois et demi à trois fois la normale. A Nantes le
pluviomètre recueille 37 mm durant l’épisode
orageux du 22.
L’insolation est conforme à la normale au sud de Bordeaux, mais déficitaire ailleurs de 15 à 20 %.
Côté mercure, les températures moyennes sont
supérieures aux normales de 0.5 à 1°, de la Charente
Maritimes aux Pyrénées Atlantiques. Elles sont
déficitaires d’autant partout ailleurs. Les
températures maximales perdent 1 à 2° le long du
littoral depuis le Morbihan jusqu’en Vendée, mais gagnent
1° du sud de la Gironde à Biarritz.
Ce mois d’août est plutôt calme côté
vent. Peu d’avertissements sont émis pour les zones
côtières. On retiendra, un grand frais à coup de
vent le 6 puis le 26 de l’Anse d’Aiguillon à
Biarritz, et les 10 et 11 de la baie de Somme à la Belgique.
Comme valeur remarquable de vent on retiendra une forte rafale à
126 km/h à Nantes le 22 sous orages, plus forte rafale
observée à Nantes depuis ces trente dernières
années.

Roses des vents en Manche, mer d'Iroise, sud Bretagne et sud Gascogne pour le mois de septembre 2011
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Légende
roses
des vents :
les roses des vents synthétisent les régimes de provenance des vents
sur une période (vitesse moyenne du vent sur 10 minutes). Les vents
modérés sont indiqués par la couleur bleue (10 à 20 nœuds), les vents
soutenus par la couleur verte (20 à 30 nœuds), les vents forts par la
couleur orange (supérieurs à 30 nœuds). Les pourcentages de vents
observés par direction sont proportionnels à la longueur des segments.
La fréquence des vents faibles (inférieurs à 10 nœuds) figure dans le
rond blanc au centre des roses. Sur la carte grand format figurent les
roses des vents observées sur la période de référence. Sur la petite
carte, nous indiquons les roses des vents moyennes à cette période de
l’année à titre de comparaison.
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Septembre : conditions estivales en fin de mois
Du 1er au 20,
le ciel est assez changeant. Les passages pluvieux alternent avec des
périodes d’éclaircies plus ou moins durables, mais
la douceur est au rendez-vous car le régime d’ouest
océanique prédomine. Il souffle d’ailleurs assez
fort en Manche et à la pointe de Bretagne entre le 5 et le 20.
Le 6, le vent de sud-ouest souffle en coup de vent au nord de Penmarch.
Le 11, le coup de vent de sud-ouest affecte l’ensemble de nos
côtes et le fort coup de vent est atteint de la baie de Somme
à la frontière belge.
Le changement de temps est très net durant la dernière
décade. Le champ de pression est à la hausse et reste
élevé jusqu’en fin de mois, favorisant un temps
globalement chaud et sec à peine ventilé par un vent de
sud prédominant.
Les cumuls de précipitations sont inférieurs aux
normales. Le déficit est en général
supérieur à 30 % en Bretagne et sur la côte
Atlantique. Il dépasse 50 % sur le sud Finistère et au
sud de la Gironde. Il est moins important sur les côtes de la
Manche, du Cotentin à la frontière belge où les
pluies sont assez inégalement réparties. Les zones
littorales de la Seine-Maritime et de la Somme affichent
d’ailleurs un excédent pluviométrique de 20 %.
Les températures sont élevées. Les
températures moyennes sont supérieures aux normales de
1° à 1.5° environ, parfois 2° comme à
Bordeaux. Les températures maximales sont
particulièrement élevées, 2 à 3° au
dessus de la normale sur les Landes et les
Pyrénées-Atlantiques.
L’insolation est forte, 5 à 10 % au dessus de la normale
en moyenne, sauf sur le sud Finistère et le Morbihan où
elle est légèrement déficitaire.
Le vent de secteur ouest est largement prédominant pendant ce
mois, les composantes nord et est sont moins marquées
qu’à l’accoutumée. Quelques valeurs : pour la
journée du 6, on observe 96.5 km/h à la Pointe de la
Hague, 72 km/h à Dinard, 70.2 km/h à Quimper, 71.3 km/h
à Lorient le 6 ; pour la journée du 11, 78.5 km/h
à l’ile d’Yeu et 68.4 km/h à la Rochelle.
Le site de Météo
France : http://www.meteofrance.com
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Les
débits des grands fleuves
Débits des principaux fleuves d’octobre 2010 à septembre 2011.
Courbe continue : année en cours ; histogramme : moyenne sur les 50 dernières années. |
La
période de juillet à septembre est celle où les
débits sont les plus faibles de l’année. Les
débits de la Vilaine et de l’Adour sont plutôt
proches des normales saisonnières, alors que ceux de la Loire et
de la Gironde sont inférieurs. A la fin de
l’été, le débit de la Gironde est quasiment
deux fois plus faible que la normale saisonnière. Comme
observées par Météo-France, à
l’inverse du mois de juillet plutôt pluvieux, les
précipitations ont été déficitaires en
août et septembre dans le sud ouest (déficit
supérieur à 50 % en septembre au sud de la Gironde), ce
qui explique ce faible débit de la Gironde en septembre. Le
débit moyen sur le troisième trimestre est de 7 m3/s pour
la Vilaine, 152 m3/s pour la Loire, 184 m3/s pour la Gironde et 139
m3/s pour l’Adour. On observe un pic de débit
supérieur à 600 m3/s dans la Gironde et l’Adour,
fin juillet. Ce pic reflète probablement les
précipitations supérieures à la normale du mois de
juillet.
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| Caractéristiques des masses d'eau côtières |
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La
température de surface observée par satellite
En juillet et
en août, les températures de l’eau sont
fraîches, elles sont inférieures aux moyennes
calculées sur la période 1986-2009. Les eaux sont
particulièrement froides dans le Golfe de Gascogne. En
septembre, la température devient plus chaude que la normale
dans le Golfe de Gascogne (de l’ordre d’un degré),
grâce à l’amélioration des conditions
météo, plus estivales.
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La
température de surface moyenne
en juillet, août et septembre 2011 |
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L’anomalie
mensuelle de température de surface moyenne
en juillet, août et septembre 2011 |
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Les mesures
in-situ du réseau littoral ROSLIT
La
bouée MOLIT du réseau ROSLIT est située en baie de
Vilaine. Elle a enregistré des données du 5 juillet au 21
septembre, date à laquelle elle a été sortie de
l’eau pour maintenance hivernale.
La température moyenne de juillet à septembre 2011 est de
19,2° en surface et 18,7 °C au fond. En juillet, la
température de l’eau est faible, inférieure
à 15°C au fond et 17°C en surface. Ceci est dû aux
faibles températures de l’air, déficitaires de
1° à 1.5° par rapport aux normales saisonnières
(cf. paragraphe précédent sur la météo). La
température de l’eau augmente progressivement, pour
atteindre 18 à 21°C en août. Elle se maintient
jusqu’à mi-septembre, puis commence à diminuer
suite à la baisse des températures de l'air. Sur deux
périodes (du 25 juillet au 4 août, et du 19 au 25
août), on observe une stratification avec un écart de
l’ordre de 1° entre la température de surface et celle
du fond. Ceci est dû aux conditions de faible mélange
(vent faible, peu de houle, faible amplitude de la marée -
coefficient de marée 34 le 25 juillet, 31 le 23 août). Par
contre, du 5 au 18 août et après le 25 août, les
eaux sont bien mélangées.
La salinité moyenne de juillet à septembre 2011 est de 35.2 psu en surface, et 35.3 psu au fond. Les valeurs de salinité
sont assez proches en surface et au fond. Dans les périodes de
stratification mentionnées précédemment, la salinité est plus faible en surface qu’au fond.
L’oxygène dissous moyen de juillet à septembre est
de 4,5 ml/l en surface et 4,1 ml/l au fond. On observe une augmentation
significative de l’oxygène dissous fin juillet, cette
augmentation est la signature d’une floraison phytoplanctonique
(bloom), observée par satellite. L’oxygène dissous
chute brutalement mi-août pour atteindre des valeurs comprises
entre 1 et 2. Ces valeurs anormalement basses sont probablement dues au
piégeage de l’eau pompée dans la chambre de mesure,
suite à une obstruction de la conduite d’eau du circuit de
pompage. Il est probable qu’elle n’ait pas
été évacuée du 12 au 19 août,
provoquant ainsi une décomposition du phytoplancton
piégé dans la chambre de mesure et sa dégradation
par la flore microbienne aérobie, d'où la rapide
consommation de l'oxygène dissous dans la chambre de mesure et
la chute brutale de fluorescence. La diminution de
l’oxygène au fond à partir du 19 août est
provoquée par le bloom, observée par satellite à
la même période. Les valeurs faibles de
l’oxygène fin août sont probablement dues à
un dysfonctionnement du capteur.
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Evolution des mesures de la température et de la salinité en surface et au fond
dans la baie de Vilaine de juillet à septembre 2011 |
Evolution des mesures d'oxygène en surface et au fond
dans la baie de Vilaine de juillet à septembre 2011 |
On observe
une augmentation de la fluorescence fin juillet, et fin août. Ces
augmentations correspondent aux blooms précédemment
mentionnés, et visibles sur les observations satellitaires. La
valeur quasi nulle de la fluorescence du 12 au 19 août est
probablement due au piégeage de l’eau dans la chambre de
mesure, comme expliqué précédemment.
La turbidité
évolue au gré des coups de vent. En effet, à
chaque fois que le vent augmente, les vagues alors engendrées
provoquent la remise en suspension des sédiments. On note un
événement fin août.
Evolution des mesures de la turbidité et de fluorescence en surface et au fond
dans la baie de Vilaine de juillet à septembre 2011 |
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Les
matières en suspension minérales
observées par satellite
En juillet et
août, les matières en suspension minérales sont
faibles, conformément à la saison. En juillet, on observe
localement des niveaux particulièrement élevés
de turbidité au sud de la Cornouaille britannique, dus à un bloom de coccolithophoridés.
En septembre, les niveaux des matières en suspension
minérales sont partout supérieurs à la moyenne
saisonnière du fait de l’impact des coups de vent.
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Concentration en
surface de matières en suspension
en juillet, août et septembre 2011 |
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Anomalie mensuelle de concentration en
surface de matières en suspension en juillet, août et septembre 2011 |
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La
chlorophylle de surface observée par satellite
En juillet,
dans le Golfe de Gascogne en zone côtière, la
concentration en chlorophylle est inférieure à la moyenne
des années 2003-2010. La tendance, amorcée en mai du fait
de l’apport réduit en nutriment faisant suite aux faibles
débits de la Loire et de la Gironde, se poursuit donc. En
Manche, les niveaux sont relativement élevés au large en
Manche Est (depuis mai) et en Baie de Seine.
En août, la concentration en chlorophylle est toujours
inférieure à la moyenne en sud-Bretagne et dans le
panache de la Loire, particulièrement réduit. Les niveaux
sont plus élevés dans le sud du Golfe de Gascogne
à la côte (le débit de la Gironde est soutenu) et
toujours en Manche-Est.
En septembre, la concentration en chlorophylle est basse, conformément à la saison.
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Concentration
en chlorophylle de surface :
moyenne en juillet, août et septembre 2011 |
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Anomalie mensuelle de concentration
en chlorophylle de surface en juillet, août et septembre 2011 |
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Résultats
du modèle de phytoplancton
En juillet, le modèle indique peu de dinoflagellés
en sud-Bretagne, mais par contre une concentration anormalement forte
en baie de Douarnenez et Rade de Brest (fig.1a); or les bulletins
hebdomadaires REPHY indiquent une fermeture persistante des 2 baies en raison de DSP lié au dinoflagellé Dinophysis (fig.1b).
(a) |
(b)
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Figure 1. Biomasse simulée des dinoflagellés
au début de la semaine 27 (a) et carte des interdictions de vente des
coquillages durant cette semaine 27 (b).
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Le modèle simule un risque de toxicité ASP
au sud du Finistère durant tout le mois de juillet (fig. 2a), ce
qui est conforme aux cartes d'interdictions de vente des coquillages
durant les semaines 27 (fig.1b) à 30 (fig.2b).
(a) |
(b)
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Figure 2. Risque simulé de toxicité ASP en fin de semaine 30 (a) et
carte des interdictions de vente des coquillages durant cette semaine 30 (b).
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Au large de
l'Iroise, le long du front thermique séparant la zone
océanique stratifiée de la zone ouessantine
mélangée, le modèle "Bretagne" montre une soudaine
floraison de nanoflagellés en fin juillet (fig. 3), à rapprocher de la floraison de coccolithophoridés
le long de ce front plus au nord (au sud de la Cornouaille
britannique), mentionné dans le précédent
paragraphe sur les matières en suspension minérales
observées par satellite.
| Figure 3. Biomasse simulée des nanoflagellés en fin de semaine 30 |
Du 20 au 27
août apparaît, tant dans les images satellitaires (fig. 4a)
que dans la simulation (fig.4b) une intense floraison au nord de la Mer
d'Iroise, constituée de diatomées
selon le modèle, et qui est probablement dûe à un
minimum de brassage vertical des eaux de cette région aux
alentours du 23 août (coefficient de marée de 31).
(a) |
(b)
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Figure 4. Concentration en chlorophylle de surface observée par satellite (a) et simulée (b) le 23/08/2011
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Concernant
l’oxygène dissous, en juillet et août, on
n’observe pas de sous-saturation marquée simulée,
sauf en baie de Douarnenez en août. En septembre, les eaux de
fond restent bien oxygénées.
En savoir plus : www.previmer.org/previsions/production_primaire
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