| Météo,
états de mer
et débits des fleuves |
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Météo

Roses des vents en Manche, mer d'Iroise, sud Bretagne et sud Gascogne pour le mois de mars 2009
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Légende
rose
des vents :
les roses des vents synthétisent les régimes de
provenance des vents sur une période (vitesse moyenne du vent
sur 10 minutes). Les vents modérés sont indiqués
par la couleur bleue (10 à 20 nœuds), les vents soutenus
par la couleur verte (20 à 30 nœuds), les vents forts par
la couleur orange (supérieurs à 30 nœuds). Les
pourcentages de vents observés par direction sont proportionnels
à la longueur des segments. La fréquence des vents
faibles (inférieurs à 10 nœuds) figure dans le rond
blanc au centre des roses. Sur la carte grand format figurent les roses
des vents observées sur la période de
référence. Sur la petite carte, nous indiquons les roses
des vents moyennes à cette période de
l’année à titre de comparaison.
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Un mois de mars peu conventionnel, très ensoleillé et peu pluvieux
Les
giboulées traditionnelles n’étaient pas au
rendez-vous en mars cette année, la faute en incombe à la
présence d’un anticyclone coriace. Après une
première décade sous l’influence d’un courant
océanique perturbé, un anticyclone s’est
progressivement installé sur notre pays, laissant uniquement
passer quelques giboulées en fin de mois du 25 au 28.
Les températures sont restées assez douces en
début de période, ensuite le ciel clair, associé
à un vent d’est régulier, a favorisé de
fréquentes gelées matinales. Les températures
minimales moyennes sont en toutes zones inférieures aux normales
saisonnières. Les températures maximales moyennes elles,
sont très supérieures à la normale sur la Bretagne
et les régions côtières de la Manche, mais restent
de saison ailleurs.
La majeure partie des précipitations se sont produites dans la
première décade, et constituent
généralement les 2/3 du total mensuel. Le bilan du mois
de mars est partout déficitaire de près de 50% en dehors
de la Manche où il est un peu supérieur à la
normale.
L’ensoleillement est tout à fait exceptionnel en toute
région à partir du 11 (entre le 11 et le 20 mars il est
souvent près du double de la normale au nord de la
Vendée) cela s’explique par le positionnement très
septentrionale du centre de l’anticyclone qui a favorisé
une circulation continentale et sèche sur la moitié nord
du pays.
En dehors d’un épisode venteux (coup de vent sur le sud du
Golfe de Gascogne entre le 4 et le 5 avec 130 km/h à Socoa (St
Jean de Luz)), le vent a été faible à
modéré. On note une composante de nord à nord-est
dominante sur le sud de la Bretagne et le golfe de Gascogne, et d'ouest
à nord-ouest sur la Pointe de Bretagne et la Manche..

Roses des vents en Manche, mer d'Iroise, sud Bretagne et sud Gascogne pour le mois de mars 2009
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Légende
rose
des vents :
les roses des vents synthétisent les régimes de provenance des vents
sur une période (vitesse moyenne du vent sur 10 minutes). Les vents
modérés sont indiqués par la couleur bleue (10 à 20 nœuds), les vents
soutenus par la couleur verte (20 à 30 nœuds), les vents forts par la
couleur orange (supérieurs à 30 nœuds). Les pourcentages de vents
observés par direction sont proportionnels à la longueur des segments.
La fréquence des vents faibles (inférieurs à 10 nœuds) figure dans le
rond blanc au centre des roses. Sur la carte grand format figurent les
roses des vents observées sur la période de référence. Sur la petite
carte, nous indiquons les roses des vents moyennes à cette période de
l’année à titre de comparaison.
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Un mois d’avril, doux, souvent pluvieux mais peu venté avec un soleil timide
Durant le
mois d’avril, le chemin habituel des perturbations atlantiques a
souvent été contrarié par des situations de
blocage, soit par l’anticyclone des Açores
positionné plus nord, soit par une zone dépressionnaire
peu mobile sur le proche Atlantique. Les zones pluvieuses ont toutefois
trouvé l’ouverture à plusieurs reprises notamment
en fin de mois à partir du 25 sur le Golfe de Gascogne.
La douceur des températures s’est traduite notamment sur
les maximales journalières qui ont été
supérieures de 1 à 2°C aux valeurs habituelles ; la
moyenne des températures minimales est restée très
proche de la normale.
La pluviométrie a été très
irrégulière, déficitaire sur la Normandie et le
Nord. Elle est fortement excédentaire (+50 à +80%) sur le
sud du Golfe de Gascogne et la Pointe de Bretagne. On a relevé
en moyenne 10 à 12 jours de pluie avec 3 à 6 jours de
fortes pluies (plus de 10mm en 24 heures).
On souligne un bon ensoleillement au nord des Pays de la Loire, mais il
a été souvent déficitaire –70% au sud de la
Vendée.
Pas de coup de vent ce mois d’avril, le vent a souvent
été faible à modéré avec une
composante dominante de sud à sud-ouest au nord de la
Vendée et ouest à sud-ouest ailleurs.
.
Le site de Météo
France : http://www.meteofrance.com
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Les
débits des grands fleuves
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Débits
des principaux fleuves de mars 2009 à avril
2009.
Courbe continue : année en cours ;
courbe pointillée : moyenne sur les 50 dernières
années. |
Depuis la
mi-février, les débits des principaux fleuves de la
façade atlantique sont environ deux fois plus faibles que les
normales saisonnières ainsi que celles de l'année
dernière à la même époque. Il faut attendre
la mi-avril pour voir les débits de la Gironde, de l'Adour et de
la Vilaine revenir autour de ces normales. Le débit de la Loire
reste faible jusque la dernière semaine d'avril. Ces faibles
débits de fin d'hiver et début de printemps sont à
mettre en relation avec une faible pluviométrie. En fin de
période, le retour d'épisodes pluvieux et la fonte des
neiges expliquent l'augmentation des débits.
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Etats de mer dans le Golfe de Gascogne et la Manche
Après
la tempête de nord-ouest des 4 et 5 mars qui a surtout
affecté la pointe Bretonne et le fond du Golfe de Gascogne, la
mer a été nettement plus calme. En Manche, le plus fort
événement a été associé aux vagues
d'ouest le 8 mars qui ont pénétré jusqu'en Manche
orientale, avec des hauteurs atteignant 3,5 m au large de la baie de
Somme. Le 8 avril, un coup d’ouest-sud-ouest a bien agité
la mer en Bretagne du sud, tandis que le 28 avril l'orientation des
vents et des vagues au nord-ouest a surtout affecté les
côtes de la Vendée à la frontière
espagnole.
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Hauteurs des vagues observées (rouge) et calculées (noir) au large de la Bretagne (bouée Brittany),
du Cotentin (bouée Casquets), et au large du Croisic, en mars et avril 2009.
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En
savoir plus : http://www.previmer.org/previsions/vagues
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| Caractéristiques des masses d'eau côtières |
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La
température de surface observée par satellite
A partir de
fin février, les températures de surface, basses
jusqu’alors, ont amorcé une remontée rapide.
L’anomalie de mars apparaît légèrement
positive. Comme observé sur une échelle temporelle plus
large, depuis plus de vingt ans, la partie nord (abords de la Manche)
montre le réchauffement le plus élevé. Le sud du
Golfe de Gascogne reste relativement froid en avril.
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La
température de surface (TSM) moyenne
en mars 2009 |
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L’anomalie
mensuelle de TSM
en mars 2009 |
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La
température de surface (TSM) moyenne
en avril 2009 |
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L’anomalie
mensuelle de TSM
en avril 2009 |

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La
salinité de surface simulée
En mars,
malgré des débits plus faibles que la moyenne,
l’extension vers le large des panaches fluviaux (marqués
par des salinités plus faibles que 35,5) est à peu
près similaire à la normale. Les vents de Nord plus
fréquents que la moyenne en mars peuvent expliquer ces
extensions. Par contre, en fonction des faibles débits
observés, les dessalures sont plus faibles que la normale.
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Salinité
de surface moyenne
en mars 2009 |
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Salinité
de surface en mars
(moyenne 1998-2004) |
En avril, les
alternances de vent ont permis la création d’une bulle
d’eau dessalée qui s’est déplacée sur
le plateau continental au gré des vents. Ce type de structure
n’est pas rare en cette saison mais n’apparait pas sur les
valeurs moyennes en raison de son caractère fugace et de sa
localisation variable selon les périodes.
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Salinité
de surface moyenne
en avril 2009 |
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Salinité
de surface en avril
(moyenne 1998-2004) |

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Les mesures de
température et de salinité
in-situ RECOPESCA
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| Localisation des
profils récoltés par le réseau RECOPESCA
près du talus continental (à guche) et au sud de la
pointe bretonne (à droite) en mars et avril 2009. |
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| Cartes des profils de température
récoltés par le réseau RECOPESCA
au sud de la pointe bretonne en mars et avril 2009. Les profils sont coloriés en fonction de leur date. |
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| Cartes des profils de
température
récoltés par le réseau RECOPESCA près du
plateau continental en mars et avril 2009. Les profils sont
coloriés en fonction de leur date. |
Durant les
mois de mars et avril 2009, 324 profils de température ont
été récoltés par le réseau de
pêcheurs volontaires dans le golfe de Gascogne, en Manche Ouest
et en mer Celtique. La position des profils est figurée par les
points bleus sur la carte.
Les températures de fond au large (10,7-11,3°C) sont
supérieures d’environ 0,5°C aux températures de
fond sur la grande vasière (10,3-10,6°C). Dans les couches
de surface, le réchauffement durant les mois de mars et avril
est beaucoup plus visible près des côtes (figure en haut
à droite). Alors que début mars, les eaux de surface sont
plus froides et moins salées que les eaux de fond, le
réchauffement printanier commence à se faire sentir fin
avril et les eaux de surface peuvent dépasser 12,5°C. Plus
au large (figure du bas), le réchauffement printanier tarde
à se faire sentir près de la surface et les
températures des eaux sont presque homogènes de la
surface au fond.
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Les mesures
in-situ du réseau littoral ROSLIT
Les
courbes de turbidité issues des mesures de la bouée
ROSLIT située en baie de Vilaine présentent des pics
autour du 28 mars, du 9 avril et du 28 avril. Le graphe de hauteur des
vagues au large du Croisic dans la rubrique « états de mer
» montre que ces pics de turbidités suivent ceux des
vagues, en effet l'augmentation de la vitesse d'agitation au fond
induite par ces vagues provoque la remise en suspension de
sédiments.
Evolution de la turbidité et de l’oxygène dissous en surface et au fond
dans la baie de Vilaine en mars et avril 2009 |
Les mesures
de température montrent qu'aussi bien les eaux de fond que les
eaux de surface se réchauffent avec l'arrivée du
printemps. De plus, la colonne d'eau se stratifie progressivement :
l'écart de température entre les eaux chaudes de surface
et les eaux froides de fond augmente.
Les courbes de concentration en oxygène dissous mettent
également en évidence cette stratification. Dans la
couche de surface, la lumière permet la production
d'oxygène par photosynthèse du phytoplancton. Dans la
couche de fond, non seulement l'éclairement est trop faible pour
que de l'oxygène soit produit par photosynthèse mais en
plus la respiration des bactéries qui dégradent le
phytoplancton mort sédimenté consomme l'oxygène
dissous.
Evolution de la température et de la salinité en surface et au fond
dans la baie de Vilaine en mars et avril 2009 |
Cependant
cette stratification est mise à mal lors des épisodes de
fortes vagues qui en plus d'être à l'origine des pics de
turbidité homogénéisent la colonne d'eau : les
eaux de surface et de fond ont alors temporairement les mêmes
caractéristiques en température et en oxygène
dissous.
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Les
matières en suspension minérales
observées par satellite
En mars et
avril 2009, les concentrations des matières en suspension
minérales en surface entament leur décroissance
habituelle après le pic de février. A noter, sur
l’image de la moyenne d’avril, de forts niveaux de
matières en suspension au large, probablement dus aux plaques de
carbonate de calcium d’une efflorescence précoce de coccolithophoridés.
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Concentration en
surface de matières
en suspension minérales : moyenne en mars 2009 |
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Concentration en
surface de matières en
suspension : moyenne en mars sur 10 ans |
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Concentration en
surface de matières
en suspension minérales : moyenne en avril 2009 |
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Concentration en
surface de matières en
suspension : moyenne en avril sur 10 ans |
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Les moyens
d’observations
et de prévisions de l’état des mers
côtières |
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La
recherche océanographique met en œuvre un ensemble
d’outils d’observations et de simulations. Les
observations
sont opérées par satellites ou par des mesures en
mer.
Quant aux simulations, elles sont effectuées par des
modèles numériques qui permettent de combler les
manques
d’observations et d’accéder à
la
prévision.
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Les
données satellite
Les
données satellite utilisées pour ce bulletin sont
de
sources multiples. La température de surface (SST) est issue
de
l'analyse multi-capteurs ODYSEA réalisée
à Ifremer
par le CERSAT.
L'anomalie de SST est calculée à partir d'une
climatologie réalisée en 2008 par Ifremer en
utilisant
les données de l'AVHRR (Advanced Very High Resolution
Radiometer) de 1986 à 2006.
Les données de couleur de l'eau sont obtenues à
partir du
capteur MODIS, embarqué sur le satellite
américain AQUA
et du capteur MERIS de la plateforme européenne ENVISAT. Les
algorithmes utilisés pour le traitement de la couleur de
l’eau ont été
développés au sein
d'Ifremer et permettent de restituer les concentrations en
chlorophylle-a (Chl-a, pigment assurant la photosynthèse) et
en
matières en suspension minérales ou totales
(MES), dans
la couche de surface de la mer (d'un mètre à une
vingtaine de mètres selon la turbidité).
Les climatologies mensuelles de Chl-a et MES ont
été
calculées à partir des données
traitées par
Ifremer entre 1998 et 2007. La résolution des produits
satellite
utilisés pour ce bulletin est de 1 km pour les
données de
couleur de l'eau et de 2 km pour les données de
températures.
Consulter
les images journalières : www.ifremer.fr/nausicaa/gascogne/index.htm
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Les mesures in
situ
Les
données in-situ
utilisées dans ce bulletin PREVIMER sont issues des projets
ROSLIT et RECOPESCA conduits par Ifremer et du réseau
CANDHIS de mesure de la houle coordonné par le CETMEF.
Le projet ROSLIT gère les stations de mesure MAREL
implantées dans les grands estuaires et près du
littoral.
Les principales mesures effectuées sont la
température,
la salinité,
l'oxygène dissous, la turbidité
et la chlorophylle. Ces mesures sont utilisées pour
l'étude des bouchons vaseux en estuaire et des blooms
phytoplanctoniques littoraux, pour des études d'impact et
pour
la surveillance de la qualité des eaux. Les
données sont
acquises et gérées sous assurance
qualité, ce qui
permet de mettre à disposition des utilisateurs en quasi
temps
réel des données qualifiées et
validées.
Le projet RECOPESCA repose sur le déploiement de capteurs
sur
les engins de pêche et à bord des navires de
patrons
pêcheurs volontaires, représentatifs de l'ensemble
des
métiers pratiqués. Ces capteurs collectent des
données sur l'effort de pêche ainsi que des
paramètres environnementaux tels que la
température et la salinité
en fonction de la profondeur. Ainsi, à
chaque
mise à l’eau d’engins de
pêche, un profil
vertical de température et salinité de
l’eau de mer
est mesuré entre la surface et le fond. Ces mesures sont
transmises automatiquement en temps quasi réel au centre de
données Coriolis qui valide les données, les
diffuse et
en assure la sauvegarde.
Le
réseau CANDHIS : http://www.cetmef.equipement.gouv.fr/donnees/candhis/home.htm
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Les
modèles
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| Bathymétrie
des façades Manche, Atlantique et
Méditerranée |
Les
modèles dont
les résultats sont présentés dans ce
bulletin sont de deux types.
D’une part, le modèle hydrodynamique permet une
description physique complète de
l’océan (courants,
température, salinité)
par la
résolution
numérique des équations de la
mécanique des
fluides. Une climatologie des résultats a
été
construite grâce à la simulation des
années 2001
à 2006. Elle permet de décrire la situation
moyenne.
D’autre
part, le modèle
d’écosystème pélagique,
qui est couplé au modèle
hydrodynamique, permet de prévoir les concentrations de
nutriments et de plancton. Son principe est de représenter
mathématiquement les transformations cycliques subies dans
le
milieu marin par les sels nutritifs (azote, phosphore, silicium)
nécessaires à la production du phytoplancton
représenté par trois groupes : les diatomées,
les dinoflagellés,
et les petites formes appelées nanoflagellés.
Ces
modèles
couplés sont
activés quotidiennement dans le cadre de PREVIMER et les
résultats sont consultables sur www.previmer.org.
Bien que validés pour certains aspects de la dynamique, ils
ne
sont toutefois pas encore en mesure de donner une description
parfaitement fidèle de la situation. Les travaux de
recherche en
cours sur la description et la compréhension des processus
physiques et biologiques, ainsi que sur la modélisation
numérique, permettent de progresser.
Dans un proche avenir, l’assimilation des données
d’observations dans les modèles les rendra encore
plus
fiables.
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Coccolithophoridés : algues
unicellulaires. Chaque cellule vivante (coccosphère) est
entourée d’un test de forme sphérique (5 à
35 µm de diamètre environ) constitué d'un
assemblage de plaquettes calcaires (et - ou aragonitiques)
appelées " coccolithes ". A la mort de l'algue, le squelette
tombe vers le fond ; les coccolithes se dissocient et s'accumulent pour
constituer le composant majeur des boues crayeuses.
Diatomées
:
algues
microscopiques unicellulaires, marines ou lacustres, à coque
siliceuse. Cette coque est souvent finement ornementée.
Dinoflagellés : ce sont des
organismes phytoplanctoniques des eaux marines ou saumâtres.
Ils sont constitués par une grosse cellule,
entourée le plus souvent par une structure membranaire
comprenant une coque cellulosique formée de deux valves
séparées transversalement par un sillon ; ils
possèdent généralement deux flagelles
dont les battements leur permettent de se déplacer dans
l'eau.
Distal :
par opposition à proximal, se dit de la partie la plus
éloignée d'un point de
référence (ici la sortie de l’estuaire
d’un fleuve, point de départ du panache de
dilution du fleuve en mer)..
Halieutique :
science de la
pêche et des pêcheurs. Adjectif : qui a trait
à la pêche et aux pêcheurs.
Nanoflagellés :
ensemble des
flagellés dont la taille est comprise entre 2 et 20 microns.
Pélagique :
organisme vivant
en pleine eau .
Salinité
:
poids en grammes de résidu solide contenu dans un kilogramme
d'eau de mer quand tous les carbonates ont été
transformés en oxydes, le brome et l'iode
remplacés par une quantité équivalente
de chlorures, et que toute la matière organique a
été complètement
oxydée.
Turbidité :
caractère d'une eau dont la transparence est
limitée par la présence de matières
solides en suspension.
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Bulletin
d’information PREVIMER n°7 - mars-avril 2009
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PREVIMER,
Océanographie
Côtière Opérationnelle
Ifremer – BP 70 - 29280 PLOUZANE cedex - France
Info@previmer.org
www.previmer.org
Equipe de rédaction : P. Lazure, M. Huret, F. Gohin, M. Sourisseau, B. Saulquin, F. Lecornu,
Y.-H. De Roeck, J. Legrand, P. Thomin, Y. Aoustin, P. Jegou (Ifremer),
F. Baraer, M. Le Stum (Météo-France), S. Louazel (SHOM) |
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