| Météo et débits des fleuves |
 |
|
Météo

Roses des vents en Manche, mer d'Iroise, sud Bretagne et sud Gascogne pour le mois de mai 2009
|
|

Légende
roses
des vents :
les roses des vents synthétisent les régimes de
provenance des vents sur une période (vitesse moyenne du vent
sur 10 minutes). Les vents modérés sont indiqués
par la couleur bleue (10 à 20 nœuds), les vents soutenus
par la couleur verte (20 à 30 nœuds), les vents forts par
la couleur orange (supérieurs à 30 nœuds). Les
pourcentages de vents observés par direction sont proportionnels
à la longueur des segments. La fréquence des vents
faibles (inférieurs à 10 nœuds) figure dans le rond
blanc au centre des roses. Sur la carte grand format figurent les roses
des vents observées sur la période de
référence. Sur la petite carte, nous indiquons les roses
des vents moyennes à cette période de
l’année à titre de comparaison.
|
Mois de mai : doux mais plus orageux que d’habitude
Une dorsale
anticyclonique axée sur la Bretagne résiste pendant la
première semaine et atténue les passages pluvieux sur notre
pays. A partir du 8 mai, une zone dépressionnaire va gagner le
Golfe de Gascogne et favoriser deux épisodes orageux, du 9 au 17
et du 23 au 27. L’anticyclone reprend ensuite franchement ses
droits avec un temps sec et ensoleillé.
Les situations orageuses ont provoqué des excédents de
température de 1 à 2°C, pour les maximales sur le
Nord et l’Aquitaine, pour les minimales au sud de la Charente.
Ailleurs les valeurs moyennes sont proches des normales ou
légèrement supérieures (7 jours d’orage
à Biarritz contre 4 habituellement).
Les zones les plus arrosées sont la Normandie et le pays Basque
avec près de 100mm, la Bretagne et le Nord, plus
épargnés par les orages, sont nettement
déficitaires avec -40% à –30% de la normale.
Le soleil a souvent été généreux
principalement en fin de mois. Le bilan mensuel est partout positif
sauf au nord de la Seine à cause des brumes tenaces et
près des Pyrénées où les nuages
étaient plus présents.
Le vent a soufflé sans excès pendant ce mois, les plus
fortes rafales ont été souvent enregistrées sous
les orages, notamment le 11 mai. Les différentes roses
traduisent l’importance des effets de la brise thermique en cette
saison.
.

Roses des vents en Manche, mer d'Iroise, sud Bretagne et sud Gascogne pour le mois de juin 2009
|
|

Légende
roses
des vents :
les roses des vents synthétisent les régimes de provenance des vents
sur une période (vitesse moyenne du vent sur 10 minutes). Les vents
modérés sont indiqués par la couleur bleue (10 à 20 nœuds), les vents
soutenus par la couleur verte (20 à 30 nœuds), les vents forts par la
couleur orange (supérieurs à 30 nœuds). Les pourcentages de vents
observés par direction sont proportionnels à la longueur des segments.
La fréquence des vents faibles (inférieurs à 10 nœuds) figure dans le
rond blanc au centre des roses. Sur la carte grand format figurent les
roses des vents observées sur la période de référence. Sur la petite
carte, nous indiquons les roses des vents moyennes à cette période de
l’année à titre de comparaison.
|
Mois de juin : l’été est bien au rendez-vous
Les hautes
pressions maintiennent un temps sec et ensoleillé jusqu’au
5 juin, ensuite un système dépressionnaire
s’installe sur notre pays et favorise les passages pluvieux
parfois orageux. A partir du 17, l’anticyclone va se renforcer
sur le proche Atlantique : c’est le début de
l’été, le beau temps s’installe partout,
même si les passages nuageux matinaux restent parfois plus
tenaces sur les côtes de la Manche.
La moyenne des températures maximales est à nouveau
supérieure aux normales de 1 à 2°C (un peu en
deçà de l’année 1976, juin 2009 fait partie
des 10 mois de juin les plus chauds de ces 60 dernières
années). La moyenne des températures minimales est
restée proche de la normale mensuelle (+0.5°C).
Si l’on excepte la période du 5 au 17 où se sont
produites la majeure partie des précipitations, le mois de juin
est plutôt sec.
Au nord de la Vendée, l’épisode pluvieux principal
se situe entre le 5 et le 10 et à produit près de 75% de
la pluviométrie normale d’un mois de juin. On notera
cependant quelques épisodes orageux très localisés
en fin de mois.
Le soleil a été très présent jusqu’au
5 mais surtout en deuxième partie de mois pour souligner
l’arrivée de l’été.
L’ensoleillement de la dernière décade est
excédentaire de 20 à 40%.
Pas de renforcement majeur du vent, les régimes thermiques sont
restés prédominants (valeur maximale, 86 km/h à
l’Ile d’Yeu le 10).
Le site de Météo
France : http://www.meteofrance.com
|
|
Les
débits des grands fleuves
 |
Débits
des principaux fleuves de mai 2008 à juin
2009.
Courbe continue : année en cours ;
courbe pointillée : moyenne sur les 50 dernières
années. |
Après
les faibles débits de fin d'hiver et début de printemps
pour les 4 principaux fleuves de la façade atlantique, le retour
à des valeurs plus proches des normales saisonnières
à partir de fin avril se confirme en mai.
Ensuite, la tendance à la baisse jusque fin juin suit les
valeurs moyennes, sauf pour l'Adour qui présente des niveaux
assez bas en juin.
Le pic de débit de fin avril à début mai, ainsi
que les débits cumulés sur le printemps, sont finalement
peu élevés cette année par rapport à
l'année dernière.
|
| Caractéristiques des masses d'eau côtières |
 |
|
La
température de surface observée par satellite
A partir de
fin février, les températures de surface, basses
jusqu’alors, ont amorcé une remontée rapide qui
s’est poursuivie jusqu’en juin.
Les
températures sont nettement plus élevées que la
moyenne sauf dans les zones de grande inertie thermique : ce sont les
régions où la turbulence est particulièrement
forte du fait de l’intensité du courant de marée ou
de l’activité des upwellings
(remontée d'eau froide et salée à la côte),
comme en mer d’Iroise, à l’entrée Sud de la
Manche et au Nord Ouest de l’Espagne.
L’amplitude
du réchauffement et sa disparité géographique sont
particulièrement nettes en juin.
 |
|
 |
La
température de surface (TSM) moyenne
en mai 2009 |
|
L’anomalie
mensuelle de TSM
en mai 2009 |
 |
|
 |
La
température de surface (TSM) moyenne
en juin 2009 |
|
L’anomalie
mensuelle de TSM
en juin 2009 |

|
|
La
salinité de surface simulée
En mai, les
vents de Nord Ouest plus fréquents que la moyenne ont accrus
l'extension des panaches vers le large. L'influence du panache de la
Gironde atteint alors 4°Ouest. Ces panaches auront une influence
sur les répartitions de Chlorophylle (voir rubrique production biologique).
 |
|
 |
Salinité
de surface moyenne
en mai 2009 |
|
Salinité
de surface en mai
(moyenne 1998-2004) |
En juin, les vents de Nord ont été fréquents et ont provoqué des upwellings
le long de la côte des Landes comme en témoigne la virgule
plus salée au large du bassin d'Arcachon. L'extension vers le
large des eaux sous l'influence des apports des grands fleuves (donc
moins salées) reste plus importante qu'en moyenne.
 |
|
|
Salinité
de surface moyenne
en juin 2009 |
|
Salinité
de surface en juin
(moyenne 1998-2004) |

|
|
Les mesures de
température et de salinité
in-situ RECOPESCA
 |
Les mesures du réseau RECOPESCA en
différentes régions de la façade Atlantique nous
permettent de décrire l’évolution en profondeur des
températures et par conséquent, en cette saison, le
développement de la stratification estivale.
-1- A
l’entrée Nord de la Manche, les eaux de surface commencent
à se réchauffer à partir du 25 mai. A la fin du
mois de juin les eaux de surface atteignent 16.8°C. Au-delà
de 30m de profondeur les eaux sont homogènes et leur
température est d’environ 12°C. Cette zone est
l’un des rares secteurs de la Manche où les courants de
marée sont assez faibles pour permettre cette stratification.
Ailleurs dans la Manche, les forts courants de marée induisent
un mélange important qui brasse en permanence les eaux de la
surface au fond.
-2- Au large du
Finistère, à proximité du talus, le réchauffement printanier se fait sentir sur
des profondeurs plus importantes. Le mélange induit par les ondes internes
limite le réchauffement des eaux superficielles et augmente l’épaisseur de la
couche de surface. Fin juin, les eaux de surface restent toujours inférieures à
15°C, par
contre par des profondeurs de 50m, la température s’est également élevée et
dépasse 13°C.
|
Cartes des profils de température récoltés par le réseau RECOPESCA :
- en Manche (1),
- près du talus continental (2),
- au sud de Penmarch (3) et
- au nord du bassin d’Arcachon (4). |
-3- Au large de
Penmarch, le réchauffement est plus précoce qu’en entrée de Manche, il débute
vers le 10 mai et reste confiné aux 40 premiers mètres. La température des eaux
de fond (> 50m) reste constante autour de 10,5-10,6°C. C’est dans ce secteur
que les eaux de fond sont les plus froides du plateau continental durant l’été.
|
-4-
Dans une bande très côtière au nord du bassin
d’Arcachon, le réchauffement a débuté avant
le mois de mai. Malgré les faibles profondeurs, on observe la
mise en place d’une stratification. En effet, les courants de
marée sont trop modérés dans ce secteur au large
du bassin pour engendrer du mélange dans la tranche d’eau.
Dans cette région, les eaux de surface dépassent 19°C
à la fin du mois de juin.

   |
| Profils
de température en fonction du temps, en Manche (1), près
du talus continental (2), au sud de Penmarch (3) et au nord du bassin
d’Arcachon (4). |
|
|
Les mesures
in-situ du réseau littoral ROSLIT
Les
températures en baie de Vilaine révèlent le
passage au régime estival. A partir de la mi-mai, les
températures augmentent ; la température de surface
devient plus forte que celle de fond et atteint 20°C à la
fin du mois de juin. Par contre, deux épisodes de vents soutenus
(> 20 nœuds) du 15 au 18 mai et du 9 au 10 juin provoquent un
mélange vertical rapide des eaux qui rompent provisoirement
cette stratification.
Les salinités de surface sont toujours inférieures
à celles du fond liées : les eaux douces issues de la
Vilaine, plus légères, se répandent en surface.
Début mai, les turbidités de surface montrent deux pics
qui correspondent à des crues fugaces de la Vilaine dont
témoignent les baisses de salinités de surface. Plus
tard, l'effet des deux coups de vent des 17 mai et 10 juin est
particulièrement apparent sur les valeurs de la
turbidité. En effet, un fort clapot induit près du fond
des courants alternatifs forts qui remettent en suspension les
sédiments fins.
 |
 |
Evolution de la température et de la salinité en surface et au fond
dans la baie de Vilaine en mai et juin 2009 |
Evolution de la turbidité et de l’oxygène dissous en surface et au fond
dans la baie de Vilaine en mai et juin 2009 |
On observe ce printemps une
répartition verticale caractéristique de
l’oxygène dissous en zone côtière lors de la
stratification et de l’enrichissement en sels nutritifs par les
apports fluviaux. Dès que la colonne d'eau est stratifiée
en 2 couches, le phytoplancton se développe intensément
dans la couche supérieure éclairée et riche en
nutriments amenés par l'eau douce des fleuves ; la
photosynthèse très active dégage alors dans cette
couche de surface beaucoup d'oxygène, qui met d’autant
plus de temps à dégazer vers l'atmosphère que la
mer est calme, d'où les fortes sursaturations de surface en
oxygène observées vers le 13 mai, le 4 juin et
après le 18 juin.
Dans ces conditions, le phytoplancton produit en surface est
constitué de diatomées qui sédimentent
naturellement par leur densité. Un flux de matière
organique tombe alors dans la couche de fond, trop obscure pour
autoriser la continuation de la photosynthèse. Il s’en
suit une forte activité microbienne de dégradation
aérobie, qui consomme rapidement l'oxygène dissous dans
la couche de fond. Ceci explique la descente progressive de
l'oxygène de fond vers des sous-saturations avoisinant les 50%
en fin juin.
Les mélanges verticaux dus aux coups de vents
homogénéisent à nouveau les concentrations de
surface et de fond en les ramenant à la valeur de dissolution
purement physique de l'oxygène (sans intervention du
compartiment biologique), soit environ 7,5 mg/litre d'oxygène
dissous pour la température et la salinité du moment
(épisode du 8 au 11 juin 2009).
|
|
Les
matières en suspension minérales
observées par satellite
En mai et
juin les concentrations de matières en suspension
minérales sont de plus en plus faibles et proches des normales
saisonnières. A noter parmi les matières en suspension la
présence de nombreuses plaques de calcite au large de la
Bretagne en mai due à une efflorescence particulièrement
forte de coccolithophoridés (comme cela avait déjà été signalé en avril).
 |
|
 |
Concentration en
surface de matières
en suspension minérales : moyenne en mai 2009 |
|
Concentration en
surface de matières en
suspension : moyenne en mai sur 10 ans |
|
|
|
 |
|
 |
Concentration en
surface de matières
en suspension minérales : moyenne en juin 2009 |
|
Concentration en
surface de matières en
suspension : moyenne en juin sur 10 ans |
|
 |
|
La
chlorophylle de surface observée par satellite
La
concentration en chlorophylle augmente régulièrement
conformément au rythme saisonnier moyen. Les efflorescences sont
particulièrement importantes au large en mai. Elles
correspondent plus ou moins aux masses importantes de matières
en suspension caractéristiques des coccolithophoridé2009_07_03_plan_implementation_SNOCO.docs déjà signalées.
Les niveaux atteints peuvent être assez élevés en
sud Bretagne en mai. Ce même mois les panaches de la Gironde et
de l’Adour nourrissent un phytoplancton abondant très au
large.
Les concentrations observées en juin sont conformes aux moyennes mensuelles.
 |
|
 |
Concentration
en chlorophylle de surface :
moyenne de mai 2009 |
|
Concentration
en chlorophylle de surface :
moyenne de mai sur 10 ans |
|
 |
|
 |
Concentration
en chlorophylle de surface :
moyenne en juin 2009 |
|
Concentration
en chlorophylle de surface :
moyenne en juin sur 10 ans |

|
|
Résultats
du modèle de phytoplancton
Durant tout
le mois de mai, le modèle montre une importante biomasse
phytoplanctonique dans une bande quasi-continue allant des Landes au
sud-Finistère, constituée presqu’exclusivement de
diatomées.
Même si les valeurs côtières simulées sont
régulièrement exagérées par rapport aux
valeurs estimées par télédétection
satellitaire, le modèle traduit bien la très forte
production phytoplanctonique de mai 2009, particulièrement dans
les panaches de la Loire et de la Gironde, mais aussi au large de la
Mer d’Iroise.
 |
|
 |
| Chlorophylle de surface calculée par le modèle le 22 mai 2009 |
|
Chlorophylle de surface observée par satellite le 22 mai 2009 |
Après une courte diminution des biomasses phytoplanctoniques
côtières observée en début juin par le satellite, la situation de juin revient
à une allure similaire à celle de mai, avec une très nette prolifération des
diatomées dans la bande côtière directement enrichie par les fleuves, mais
aussi l’apparition, selon le modèle, de dinoflagellés plus au large, sur la
partie la plus occidentale du plateau continental, entre les latitudes des
estuaires de la Gironde et de la Loire.
 |
|
 |
| Chlorophylle de surface calculée par le modèle le 21 juin 2009 |
|
Chlorophylle de surface observée par satellite le 21 juin 2009 |
En savoir plus : www.previmer.org/previsions/production_primaire
|
 |
| |
La campagne PELGAS 2009
La
La campagne halieutique PELGAS (PELagiques GAScogne) s'est
déroulée du 26 avril au 5 juin à bord du navire de
l’Ifremer La Thalassa. Son objectif premier est
l'évaluation de la biomasse des petits pélagiques du
golfe de Gascogne dont l'anchois. Mais c'est l'écosystème
dans son ensemble qui est étudié, de la
température et des courants jusqu'aux prédateurs
supérieurs, en passant par le plancton et l'abondance de
poissons estimée en combinant mesures acoustiques et chalutages.
Pour la seconde année consécutive, des professionnels,
bolincheurs et chalutiers, ont accompagné les scientifiques au
cours de la campagne, permettant d'améliorer
l'échantillonnage notamment dans certaines zones très
côtières peu accessibles par la Thalassa.
Parmi
le plancton, on trouve les œufs de sardines et d'anchois. Pour ce
dernier, mai est au cœur de la saison de ponte. L'échantillonnage des
œufs se fait à l'aide du CUFES (Continuous Underwater Fish Eggs
Sampler), système de pompage et de filtration en continu installé à
bord. Cette donnée d'abondance des œufs est un indicateur de présence
d'adultes au cours de la campagne, et sert également à alimenter les
modèles d'habitat de ponte des différentes espèces en fonction des
paramètres environnementaux physiques et biologiques.
Pour 2009, l'abondance des œufs d'anchois et de sardines est
proche des valeurs moyennes obtenues sur la série des campagnes
réalisées depuis 2000. Pour l'anchois, elle était
classiquement la plus forte sur le plateau des Landes. A noter
cependant que cette année, les valeurs maximales se sont
éloignées de la côte par rapport à la
situation moyenne. Des maxima sont également
repérés en bordure du panache de la Gironde. La
présence d’œufs est aussi
révélée dans les différentes baies le long
de la côte (Pertuis, Bourgneuf, Douarnenez), parfois en faible
proportion et en diminution vers le nord.
Pour la sardine, on remarque une forte abondance des œufs le long
de la côte, du pays Basque à la pointe bretonne.
Contrairement aux années précédentes, l'abondance
des œufs observée au large, au dessus des accores (bordure
du plateau continental), est très faible.
|
|
|
|
Cartes de distribution des œufs d'anchois (en
haut) et de sardines (en bas) obtenues à l'aide du CUFES et
des comptages réalisés au cours de la campagne PELGAS
|
|
|
Les moyens
d’observations
et de prévisions de l’état des mers
côtières |
 |
|
La
recherche océanographique met en œuvre un ensemble
d’outils d’observations et de simulations. Les
observations
sont opérées par satellites ou par des mesures en
mer.
Quant aux simulations, elles sont effectuées par des
modèles numériques qui permettent de combler les
manques
d’observations et d’accéder à
la
prévision.
|
|
Les
données satellite
Les
données satellite utilisées pour ce bulletin sont
de
sources multiples. La température de surface (SST) est issue
de
l'analyse multi-capteurs ODYSEA réalisée
à Ifremer
par le CERSAT.
L'anomalie de SST est calculée à partir d'une
climatologie réalisée en 2008 par Ifremer en
utilisant
les données de l'AVHRR (Advanced Very High Resolution
Radiometer) de 1986 à 2006.
Les données de couleur de l'eau sont obtenues à
partir du
capteur MODIS, embarqué sur le satellite
américain AQUA
et du capteur MERIS de la plateforme européenne ENVISAT. Les
algorithmes utilisés pour le traitement de la couleur de
l’eau ont été
développés au sein
d'Ifremer et permettent de restituer les concentrations en
chlorophylle-a (Chl-a, pigment assurant la photosynthèse) et
en
matières en suspension minérales ou totales
(MES), dans
la couche de surface de la mer (d'un mètre à une
vingtaine de mètres selon la turbidité).
Les climatologies mensuelles de Chl-a et MES ont
été
calculées à partir des données
traitées par
Ifremer entre 1998 et 2007. La résolution des produits
satellite
utilisés pour ce bulletin est de 1 km pour les
données de
couleur de l'eau et de 2 km pour les données de
températures.
Consulter
les images journalières : www.ifremer.fr/nausicaa/gascogne/index.htm
|
|
Les mesures in
situ
Les
données in-situ
utilisées dans ce bulletin PREVIMER sont issues des projets
ROSLIT et RECOPESCA conduits par Ifremer et du réseau
CANDHIS de mesure de la houle coordonné par le CETMEF.
Le projet ROSLIT gère les stations de mesure MAREL
implantées dans les grands estuaires et près du
littoral.
Les principales mesures effectuées sont la
température,
la salinité,
l'oxygène dissous, la turbidité
et la chlorophylle. Ces mesures sont utilisées pour
l'étude des bouchons vaseux en estuaire et des blooms
phytoplanctoniques littoraux, pour des études d'impact et
pour
la surveillance de la qualité des eaux. Les
données sont
acquises et gérées sous assurance
qualité, ce qui
permet de mettre à disposition des utilisateurs en quasi
temps
réel des données qualifiées et
validées.
Le projet RECOPESCA repose sur le déploiement de capteurs
sur
les engins de pêche et à bord des navires de
patrons
pêcheurs volontaires, représentatifs de l'ensemble
des
métiers pratiqués. Ces capteurs collectent des
données sur l'effort de pêche ainsi que des
paramètres environnementaux tels que la
température et la salinité
en fonction de la profondeur. Ainsi, à
chaque
mise à l’eau d’engins de
pêche, un profil
vertical de température et salinité de
l’eau de mer
est mesuré entre la surface et le fond. Ces mesures sont
transmises automatiquement en temps quasi réel au centre de
données Coriolis qui valide les données, les
diffuse et
en assure la sauvegarde.
Le
réseau CANDHIS : http://www.cetmef.equipement.gouv.fr/donnees/candhis/home.htm
|
|
Les
modèles
 |
| Bathymétrie
des façades Manche, Atlantique et
Méditerranée |
Les
modèles dont
les résultats sont présentés dans ce
bulletin sont de deux types.
D’une part, le modèle hydrodynamique permet une
description physique complète de
l’océan (courants,
température, salinité)
par la
résolution
numérique des équations de la
mécanique des
fluides. Une climatologie des résultats a
été
construite grâce à la simulation des
années 2001
à 2006. Elle permet de décrire la situation
moyenne.
D’autre
part, le modèle
d’écosystème pélagique,
qui est couplé au modèle
hydrodynamique, permet de prévoir les concentrations de
nutriments et de plancton. Son principe est de représenter
mathématiquement les transformations cycliques subies dans
le
milieu marin par les sels nutritifs (azote, phosphore, silicium)
nécessaires à la production du phytoplancton
représenté par trois groupes : les diatomées,
les dinoflagellés,
et les petites formes appelées nanoflagellés.
Ces
modèles
couplés sont
activés quotidiennement dans le cadre de PREVIMER et les
résultats sont consultables sur www.previmer.org.
Bien que validés pour certains aspects de la dynamique, ils
ne
sont toutefois pas encore en mesure de donner une description
parfaitement fidèle de la situation. Les travaux de
recherche en
cours sur la description et la compréhension des processus
physiques et biologiques, ainsi que sur la modélisation
numérique, permettent de progresser.
Dans un proche avenir, l’assimilation des données
d’observations dans les modèles les rendra encore
plus
fiables.
|
|

 |
|
|
Bolincheurs
: bateaux de 12 à 18 m qui pêchent essentiellement
la sardine dans le golfe de Gascogne avec des sennes d'environ 300 m de
long.
Coccolithophoridés : algues
unicellulaires. Chaque cellule vivante (coccosphère) est
entourée d’un test de forme sphérique (5 à
35 µm de diamètre environ) constitué d'un
assemblage de plaquettes calcaires (et - ou aragonitiques)
appelées " coccolithes ". A la mort de l'algue, le squelette
tombe vers le fond ; les coccolithes se dissocient et s'accumulent pour
constituer le composant majeur des boues crayeuses.
Diatomées
:
algues
microscopiques unicellulaires, marines ou lacustres, à coque
siliceuse. Cette coque est souvent finement ornementée.
Dinoflagellés : ce sont des
organismes phytoplanctoniques des eaux marines ou saumâtres.
Ils sont constitués par une grosse cellule,
entourée le plus souvent par une structure membranaire
comprenant une coque cellulosique formée de deux valves
séparées transversalement par un sillon ; ils
possèdent généralement deux flagelles
dont les battements leur permettent de se déplacer dans
l'eau.
Distal :
par opposition à proximal, se dit de la partie la plus
éloignée d'un point de
référence (ici la sortie de l’estuaire
d’un fleuve, point de départ du panache de
dilution du fleuve en mer)..
Halieutique :
science de la
pêche et des pêcheurs. Adjectif : qui a trait
à la pêche et aux pêcheurs.
Nanoflagellés :
ensemble des
flagellés dont la taille est comprise entre 2 et 20 microns.
Pélagique :
organisme vivant
en pleine eau .
Salinité
:
poids en grammes de résidu solide contenu dans un kilogramme
d'eau de mer quand tous les carbonates ont été
transformés en oxydes, le brome et l'iode
remplacés par une quantité équivalente
de chlorures, et que toute la matière organique a
été complètement
oxydée.
Turbidité :
caractère d'une eau dont la transparence est
limitée par la présence de matières
solides en suspension.
Upwelling : remontée vers la surface des eaux océaniques profondes le long de certains littoraux.
|
Bulletin
d’information PREVIMER n°8 - mai-juin 2009
|
PREVIMER,
Océanographie
Côtière Opérationnelle
Ifremer – BP 70 - 29280 PLOUZANE cedex - France
Info@previmer.org
www.previmer.org
Equipe de rédaction : P. Lazure, M. Huret, F. Gohin, A. Menesguen, F. Lecornu,
Y.-H. De Roeck, J. Legrand, P. Thomin, Y. Aoustin, P. Jegou (Ifremer),
F. Baraer, M. Le Stum (Météo-France), F. Ardhuin, S. Louazel (SHOM) |
|