BULLETIN
D’INFORMATIONS DE PREVIMER - JUILLET-AOÛT 2009 -
N° 9
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| JUILLET-AOÛT
2009 EN BREF |
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L'IMAGE

| Campagne
ASPEX 2009 : mise à l’eau du poisson remorqué
SCANFISH permettant de mesurer la température, salinité,
oxygène dissous et fluorescence dans la colonne d’eau le
long de radiales (voir Faits marquants). |
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| Météo et débits des fleuves |
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Météo

Roses des vents en Manche, mer d'Iroise, sud Bretagne et sud Gascogne pour le mois de juillet 2009
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Légende
roses
des vents :
les roses des vents synthétisent les régimes de
provenance des vents sur une période (vitesse moyenne du vent
sur 10 minutes). Les vents modérés sont indiqués
par la couleur bleue (10 à 20 nœuds), les vents soutenus
par la couleur verte (20 à 30 nœuds), les vents forts par
la couleur orange (supérieurs à 30 nœuds). Les
pourcentages de vents observés par direction sont proportionnels
à la longueur des segments. La fréquence des vents
faibles (inférieurs à 10 nœuds) figure dans le rond
blanc au centre des roses. Sur la carte grand format figurent les roses
des vents observées sur la période de
référence. Sur la petite carte, nous indiquons les roses
des vents moyennes à cette période de
l’année à titre de comparaison.
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Mois de juillet : malgré un bon début, l’été n’a pas tenu ses promesses
L’anticyclone
s’affaiblit rapidement en début de mois puis des zones
dépressionnaires se succèdent et se décalent
lentement d’ouest en est à la latitude des îles
britanniques. Les passages nuageux et les précipitations
associées vont être plus fréquents au nord de la
Loire. Episode orageux en milieu de mois du 15 au 18.
Les régimes de sud-ouest étant prédominants, les
températures sont plutôt douces et sans excès. La
moyenne des températures minimales a été le plus
souvent nettement supérieure aux normales d’environ
+1°C. La moyenne des températures maximales reste normale ou
légèrement déficitaire au nord du pays mais est
excédentaire de +0.5°C au sud de la Loire.
Pluviométrie exceptionnelle sur la pointe de Bretagne (à
Brest 135 mm pour une normale de 51 mm), l’excédent est
moins important en Manche et sur les pays de Loire, en revanche au sud
du golfe de Gascogne on constate un léger déficit.
Le soleil a beaucoup manqué aux vacanciers au nord de la
Vendée (-20 à -30 %), sur les autres régions sa
présence reste également discrète et les valeurs
atteintes sont souvent en dessous des normales.
Le vent par contre sans être violent a été bien
présent, la moyenne du vent moyen quotidien est l’une des
plus élevée depuis 60 ans (avec 20 km/h à Brest
c’est le 2ème rang). La faute aux régimes
perturbés fréquents associés aux brises
thermiques. Régime un peu plus modéré au sud du
golfe de Gascogne.

Roses des vents en Manche, mer d'Iroise, sud Bretagne et sud Gascogne pour le mois de août 2009
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Légende
roses
des vents :
les roses des vents synthétisent les régimes de provenance des vents
sur une période (vitesse moyenne du vent sur 10 minutes). Les vents
modérés sont indiqués par la couleur bleue (10 à 20 nœuds), les vents
soutenus par la couleur verte (20 à 30 nœuds), les vents forts par la
couleur orange (supérieurs à 30 nœuds). Les pourcentages de vents
observés par direction sont proportionnels à la longueur des segments.
La fréquence des vents faibles (inférieurs à 10 nœuds) figure dans le
rond blanc au centre des roses. Sur la carte grand format figurent les
roses des vents observées sur la période de référence. Sur la petite
carte, nous indiquons les roses des vents moyennes à cette période de
l’année à titre de comparaison.
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Mois d’août : canicule pour les uns, du mieux pour les autres
L’anticyclone
des Açores s’est enfin décidé à se
renforcer vers les îles britanniques à partir du 5.
Conséquences, les perturbations actives sont rejetées
plus au nord mais maintiennent une forte humidité sur les zones
côtières de la Manche et la pointe de Bretagne, pour les
zones plus continentales c’est parfois la canicule.
Au nord de la Loire, les températures sont de saison, ailleurs
elles sont plutôt supérieures aux normales (+1 à
2°C) notamment en milieu et toute fin de mois, périodes les
plus chaudes de l’été.
Les précipitations deviennent franchement déficitaires de
–25 % à Brest à –66 % à La Hague,
l’essentiel des pluies se concentrant en tout début de
mois. Quelques périodes orageuses ponctuelles succédant
souvent aux fortes chaleurs ont apporté localement des lames
d’eau importantes.
Sur la Bretagne et les régions voisines de la Manche, le soleil
a souvent eu beaucoup de mal à s’imposer notamment le
matin du fait d’une forte humidité dans les basses couches
de l’atmosphère (-24 % d’ensoleillement à
Brest par rapport à la normale). Il s’est montré
nettement plus généreux sur les régions
méridionales (+20 % à La Roche-sur-Yon).
Le vent reste faible à modéré avec une composante
nord plus marquée sur les régions au nord de la Loire ce
qui explique en partie la limitation des températures maximales.
Ailleurs vent souvent faible avec beaucoup de régimes de brises
thermiques naturelles en cette saison. Quelques épisodes de vent
plus soutenu sont observés en dernière décade (80
km/h en rafale à Ouessant le 20 et 70 km/h à Biarritz le
23).
Le site de Météo
France : http://www.meteofrance.com
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Les
débits des grands fleuves
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Débits
des principaux fleuves de juillet 2008 à août
2009.
Courbe continue : année en cours ;
courbe pointillée : moyenne sur les 50 dernières
années. |
En juillet et
août, les débits des fleuves se stabilisent à des
niveaux bas de saison. A noter cependant que cette évolution se
fait avec des valeurs légèrement supérieures aux
normales pour la Vilaine, et légèrement
inférieures pour les fleuves du sud du golfe de Gascogne, la
Gironde et l'Adour, suite au léger déficit
pluviométrique observé dans ces régions.
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| Caractéristiques des masses d'eau côtières |
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La
température de surface observée par satellite
Alors que les
températures n’avaient cessé
d’accroître leur écart par rapport à la
moyenne saisonnière de février à juin, les niveaux
sont redevenus plus proches de la moyenne en juillet, voire
plutôt négatifs, surtout au large, en août.
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La
température de surface (TSM) moyenne
en juillet 2009 |
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L’anomalie
mensuelle de TSM
en juillet 2009 |
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La
température de surface (TSM) moyenne
en août 2009 |
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L’anomalie
mensuelle de TSM
en août 2009 |

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La
salinité de surface simulée
En juillet,
les eaux de surface du plateau continental sont
légèrement plus salées que la normale en raison de
débits relativement plus faibles. Ce phénomène est
plus marqué dans le sud de la Bretagne.
La baisse plus forte des salinités le long de la côte nord
de l’Espagne n’est actuellement pas validée par des
mesures et pourrait résulter d’une mauvaise prise en
compte des conditions hydrodynamiques à la limite sud ouest du
golfe de Gascogne.
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Salinité
de surface moyenne
en juillet 2009 |
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Salinité
de surface en juillet
(moyenne 1998-2004) |
En
août, les panaches des fleuves sont moins marqués comme au
mois de juillet. Les vents de nord plus forts et plus fréquents
que la moyenne ont eu tendance à repousser vers le sud les eaux
douces issues des fleuves. Cet effet est particulièrement
visible en sud Bretagne où l’influence des eaux de la
Loire ne passe pas l’estuaire externe et reste confinée
à l’est de la presqu’île de Quiberon.
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Salinité
de surface moyenne
en août 2009 |
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Salinité
de surface en août
(moyenne 1998-2004) |

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Les mesures de
température et de salinité
in-situ RECOPESCA
Plus de 230 profils
ont été récoltés durant les mois de juillet
et aout 2009 sur la Grande Vasière (plus de 800 pour la zone
Manche Gascogne).

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| Comparaison
de l’évolution de la température sur la Grande
Vasière pendant les étés 2008 et 2009 |
La comparaison de
l’évolution temporelle des températures avec les
mesures de 2008 montre quelques différences intéressantes
: bien que chaque année la colonne d’eau se stratifie,
l’épaisseur de la couche de surface a augmenté
alors que la température des eaux de fond a diminué. Ces
eaux sont plus froides cette année, elles varient entre
10,65°C et 11°C alors que l’année passée
elles étaient comprises entre 11,3°C et 11,7°C.
Ce refroidissement global des eaux de fond s’accompagne, à
l’inverse, d’un approfondissement de la couche chaude de
surface. Alors que l’isotherme 15°C oscillait autour de 20 m
en 2008, elle se situe autour de 30 m de profondeur cette année.
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Les mesures
in-situ du réseau littoral ROSLIT
Alors
que depuis la mi-mai un régime estival se faisait sentir en baie
de Vilaine, le régime dépressionnaire de la 2ème
quinzaine de juillet l'a mis à mal avant qu'il ne reprenne le
dessus en août.
En effet, les dépressions de la 2ème quinzaine de juillet
sont à l'origine du mélange vertical
homogénéisant la colonne d'eau en température,
salinité et oxygène dissous. Les courbes de
turbidité sont également marquées par ce
régime dépressionnaire : le clapot formé a
engendré des vitesses d'agitation au fond suffisamment
élevées pour remettre en suspension les sédiments
près du fond.
Evolution de la température et de la salinité en surface et au fond
dans la baie de Vilaine en juillet et août 2009 |
Evolution de la turbidité et de l’oxygène dissous en surface et au fond
dans la baie de Vilaine en juillet et août 2009 |
Pendant les périodes
ensoleillées (début juillet et août), la colonne
d'eau est stratifiée : les couches de surface sont plus chaudes
et moins salées que les couches de fond. Côté
oxygène dissous, l'ensoleillement et les apports fluviaux de
nutriments sont propices à la photosynthèse dans les
couches de surface, ce qui les enrichit en oxygène.
Dans les couches de fond, trop obscures pour permettre la
photosynthèse, la respiration des bactéries qui
dégradent le phytoplancton sédimenté, consomme
l'oxygène dissous. Enfin, en ces périodes plutôt
calmes, les eaux sont peu turbides aussi bien en surface qu'au fond.
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Les
matières en suspension minérales
observées par satellite
En juillet et
août les concentrations en matières en suspension
minérales sont de plus en plus faibles, tout en étant
nettement supérieures à la moyenne. Les niveaux
élevés observés au large sur l’image
d’août ne doivent pas être interprétés
comme un phénomène marin réel. Ce sont en fait des
artefacts dus aux radiances du capteur MODIS localement
élevées sur certaines images. A ce jour l’origine
de ce problème, qui concerne les produits que nous utilisons en
entrée de nos algorithmes (radiances marines après
correction des effets de l’atmosphère), n’a pu
être identifiée. On pourrait l’attribuer à
des aérosols en altitude (type poussière saharienne) mais
ces anomalies n’apparaissent pas sur les images de MERIS, le
second capteur que nous utilisons.
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Concentration en
surface de matières
en suspension minérales : moyenne en juillet 2009 |
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Concentration en
surface de matières en
suspension : moyenne en juillet sur 10 ans |
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Concentration en
surface de matières
en suspension minérales : moyenne en août 2009 |
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Concentration en
surface de matières en
suspension : moyenne en août sur 10 ans |
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| Rappel des objectifs
du projet PREVIMER |
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Le
bulletin
PREVIMER vous apporte une description synthétique de
l’état physique et biologique de
l’océan
côtier ; il est une aide à la
compréhension du
milieu pour les acteurs du littoral et de la pêche. Le projet
PREVIMER concerne les façades Atlantique, Manche et
Méditerranée mais ce bulletin décrit
essentiellement le Golfe de Gascogne.
Les
conditions météorologiques, les
marées, la
circulation à grande échelle et les apports
fluviaux sont
les principaux moteurs des courants marins ; ils déterminent
également l’hydrologie (température et
salinité)
des eaux côtières. Ces
paramètres
physiques varient dans le temps, de l’échelle de
l’heure pour la marée au rythme saisonnier pour le
réchauffement ou les débits des
rivières et ils
évoluent d’une année à
l’autre. Des
variations générées dans la
circulation, les
températures et la salinité
peuvent
être plus ou
moins fortes selon les années.
Cette
variabilité physique, ainsi que les conditions
d’éclairement et les apports fluviaux en sels
nutritifs,
influencent fortement la production primaire. Celle-ci, essentiellement
liée au développement du phytoplancton en
domaine pélagique,
supporte l’ensemble de la chaîne alimentaire
jusqu’aux espèces marines exploitées
dont elles
expliquent une part des variabilités spatio-temporelles.
Ce bulletin fournit une vision synthétique, sur une base
mensuelle, des connaissances de l’environnement
côtier
issues des observations et des simulations. Il s’attache
à
mettre en évidence les anomalies par rapport à la
situation moyenne. Enfin, une rubrique est consacrée aux
événements océanographiques
remarquables
observés au cours du mois, ainsi qu’à
leurs
éventuelles implications environnementales ou halieutique.
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Les moyens
d’observations
et de prévisions de l’état des mers
côtières |
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La
recherche océanographique met en œuvre un ensemble
d’outils d’observations et de simulations. Les
observations
sont opérées par satellites ou par des mesures en
mer.
Quant aux simulations, elles sont effectuées par des
modèles numériques qui permettent de combler les
manques
d’observations et d’accéder à
la
prévision.
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Les
données satellite
Les
données satellite utilisées pour ce bulletin sont
de
sources multiples. La température de surface (SST) est issue
de
l'analyse multi-capteurs ODYSEA réalisée
à Ifremer
par le CERSAT.
L'anomalie de SST est calculée à partir d'une
climatologie réalisée en 2008 par Ifremer en
utilisant
les données de l'AVHRR (Advanced Very High Resolution
Radiometer) de 1986 à 2006.
Les données de couleur de l'eau sont obtenues à
partir du
capteur MODIS, embarqué sur le satellite
américain AQUA
et du capteur MERIS de la plateforme européenne ENVISAT. Les
algorithmes utilisés pour le traitement de la couleur de
l’eau ont été
développés au sein
d'Ifremer et permettent de restituer les concentrations en
chlorophylle-a (Chl-a, pigment assurant la photosynthèse) et
en
matières en suspension minérales ou totales
(MES), dans
la couche de surface de la mer (d'un mètre à une
vingtaine de mètres selon la turbidité).
Les climatologies mensuelles de Chl-a et MES ont
été
calculées à partir des données
traitées par
Ifremer entre 1998 et 2007. La résolution des produits
satellite
utilisés pour ce bulletin est de 1 km pour les
données de
couleur de l'eau et de 2 km pour les données de
températures.
Consulter
les images journalières : www.ifremer.fr/nausicaa/gascogne/index.htm
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Les mesures in
situ
Les
données in-situ
utilisées dans ce bulletin PREVIMER sont issues des projets
ROSLIT et RECOPESCA conduits par Ifremer et du réseau
CANDHIS de mesure de la houle coordonné par le CETMEF.
Le projet ROSLIT gère les stations de mesure MAREL
implantées dans les grands estuaires et près du
littoral.
Les principales mesures effectuées sont la
température,
la salinité,
l'oxygène dissous, la turbidité
et la chlorophylle. Ces mesures sont utilisées pour
l'étude des bouchons vaseux en estuaire et des blooms
phytoplanctoniques littoraux, pour des études d'impact et
pour
la surveillance de la qualité des eaux. Les
données sont
acquises et gérées sous assurance
qualité, ce qui
permet de mettre à disposition des utilisateurs en quasi
temps
réel des données qualifiées et
validées.
Le projet RECOPESCA repose sur le déploiement de capteurs
sur
les engins de pêche et à bord des navires de
patrons
pêcheurs volontaires, représentatifs de l'ensemble
des
métiers pratiqués. Ces capteurs collectent des
données sur l'effort de pêche ainsi que des
paramètres environnementaux tels que la
température et la salinité
en fonction de la profondeur. Ainsi, à
chaque
mise à l’eau d’engins de
pêche, un profil
vertical de température et salinité de
l’eau de mer
est mesuré entre la surface et le fond. Ces mesures sont
transmises automatiquement en temps quasi réel au centre de
données Coriolis qui valide les données, les
diffuse et
en assure la sauvegarde.
Le
réseau CANDHIS : http://www.cetmef.equipement.gouv.fr/donnees/candhis/home.htm
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Les
modèles
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| Bathymétrie
des façades Manche, Atlantique et
Méditerranée |
Les
modèles dont
les résultats sont présentés dans ce
bulletin sont de deux types.
D’une part, le modèle hydrodynamique permet une
description physique complète de
l’océan (courants,
température, salinité)
par la
résolution
numérique des équations de la
mécanique des
fluides. Une climatologie des résultats a
été
construite grâce à la simulation des
années 2001
à 2006. Elle permet de décrire la situation
moyenne.
D’autre
part, le modèle
d’écosystème pélagique,
qui est couplé au modèle
hydrodynamique, permet de prévoir les concentrations de
nutriments et de plancton. Son principe est de représenter
mathématiquement les transformations cycliques subies dans
le
milieu marin par les sels nutritifs (azote, phosphore, silicium)
nécessaires à la production du phytoplancton
représenté par trois groupes : les diatomées,
les dinoflagellés,
et les petites formes appelées nanoflagellés.
Ces
modèles
couplés sont
activés quotidiennement dans le cadre de PREVIMER et les
résultats sont consultables sur www.previmer.org.
Bien que validés pour certains aspects de la dynamique, ils
ne
sont toutefois pas encore en mesure de donner une description
parfaitement fidèle de la situation. Les travaux de
recherche en
cours sur la description et la compréhension des processus
physiques et biologiques, ainsi que sur la modélisation
numérique, permettent de progresser.
Dans un proche avenir, l’assimilation des données
d’observations dans les modèles les rendra encore
plus
fiables.
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Coccolithophoridés : algues
unicellulaires. Chaque cellule vivante (coccosphère) est
entourée d’un test de forme sphérique (5 à
35 µm de diamètre environ) constitué d'un
assemblage de plaquettes calcaires (et - ou aragonitiques)
appelées " coccolithes ". A la mort de l'algue, le squelette
tombe vers le fond ; les coccolithes se dissocient et s'accumulent pour
constituer le composant majeur des boues crayeuses.
Diatomées
:
algues
microscopiques unicellulaires, marines ou lacustres, à coque
siliceuse. Cette coque est souvent finement ornementée.
Dinoflagellés : ce sont des
organismes phytoplanctoniques des eaux marines ou saumâtres.
Ils sont constitués par une grosse cellule,
entourée le plus souvent par une structure membranaire
comprenant une coque cellulosique formée de deux valves
séparées transversalement par un sillon ; ils
possèdent généralement deux flagelles
dont les battements leur permettent de se déplacer dans
l'eau.
Distal :
par opposition à proximal, se dit de la partie la plus
éloignée d'un point de
référence (ici la sortie de l’estuaire
d’un fleuve, point de départ du panache de
dilution du fleuve en mer)..
Halieutique :
science de la
pêche et des pêcheurs. Adjectif : qui a trait
à la pêche et aux pêcheurs.
Nanoflagellés :
ensemble des
flagellés dont la taille est comprise entre 2 et 20 microns.
Pélagique :
organisme vivant
en pleine eau .
Salinité
:
poids en grammes de résidu solide contenu dans un kilogramme
d'eau de mer quand tous les carbonates ont été
transformés en oxydes, le brome et l'iode
remplacés par une quantité équivalente
de chlorures, et que toute la matière organique a
été complètement
oxydée.
Turbidité :
caractère d'une eau dont la transparence est
limitée par la présence de matières
solides en suspension.
Upwelling : remontée vers la surface des eaux océaniques profondes le long de certains littoraux.
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Bulletin
d’information PREVIMER n°9 - juillet-août 2009
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PREVIMER,
Océanographie
Côtière Opérationnelle
Ifremer – BP 70 - 29280 PLOUZANE cedex - France
Info@previmer.org
www.previmer.org
Equipe de rédaction : P. Lazure, M. Huret, F. Gohin, A. Menesguen, A. Chapelle, F. Lecornu,
Y.-H. De Roeck,P. Thomin, P. Jegou (Ifremer),
F. Baraer, M. Le Stum (Météo-France), F. Ardhuin, S. Louazel (SHOM) |
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