BULLETIN
D’INFORMATIONS DE PREVIMER - FEVRIER MARS 2008 - N° 1
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| FEVRIER ET
MARS 2008 EN BREF |
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Février
Des eaux plus
chaudes que la normale
Faibles
débits
pour les fleuves du Sud, la Gironde et l'Adour
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Mars
Forte
tempête le 10
associée
à un fort coefficient de marée provoquant des
dégâts importants à la côte
Forte
turbidité sur
la colonne d'eau suite à la
tempête entraînant une faible concentration en
chlorophylle
en surface
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| 10 mars : Vagues sur
la digue de Lomener (Ploemeur, Morbihan) |
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Le
bulletin PREVIMER vous
apporte une description
synthétique de l’état
physique et biologique de l’océan côtier
; il est une aide à la compréhension du milieu
pour les acteurs du littoral et de la pêche. Le
projet PREVIMER concerne les façades Atlantique, Manche et
Méditerranée mais ce bulletin décrit
essentiellement le Golfe de Gascogne.
Les
conditions météorologiques, les
marées, la
circulation à grande échelle et les apports
fluviaux sont
les principaux moteurs des courants marins ; ils déterminent
également l’hydrologie (température et
salinité) des eaux côtières. Ces
paramètres
physiques varient dans le temps, de l’échelle de
l’heure pour la marée à celle de la
saison pour
le
réchauffement ou les débits des
rivières et
ils évoluent d’une année à
l’autre. Cela
génère des variations dans la circulation, les
températures et la salinité qui peuvent
être plus
ou moins fortes selon les années.
Cette variabilité physique, ainsi que les conditions
d’éclairement et les apports fluviaux en sels
nutritifs,
influencent fortement la production primaire. Celle-ci, essentiellement
liée au développement du phytoplancton en domaine
pélagique, supporte l’ensemble de la
chaîne
alimentaire jusqu’aux espèces marines
exploitées.
Ce bulletin fournit une vision synthétique, sur une base
mensuelle, des connaissances de l’environnement
côtier
issues des observations et des simulations. Il s’attache
à
mettre en évidence les anomalies par rapport à la
situation moyenne. Enfin, une rubrique est consacrée aux
évènements océanographiques
remarquables
observés au cours du mois, ainsi qu’à
leurs
éventuelles implications environnementales ou halieutiques.
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Les moyens
d’observations
et de prévisions de l’état des mers
côtières |
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La
recherche océanographique met en œuvre un ensemble
d’outils d’observations et de simulations. Les
observations
sont opérées par satellites ou par des mesures en
mer.
Quant aux simulations, elles sont effectuées par des
modèles numériques qui permettent de combler les
manques
d’observations et d’accéder à
la prévision.
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Les
données satellites
Les
données satellites utilisées pour ce bulletin
sont de sources multiples. La
température de surface (SST) est une synthèse des
produits NAAR (North Atlantic Regional Sea Surface Temperature) fournis
par Météo France. Le capteur utilisé
est l’AVHRR (Advanced Very High Resolution Radiometer)
embarqué sur le satellite américain NOAA 18.
L'anomalie de SST est calculée à partir d'une
climatologie hebdomadaire à 4.5 km
réalisée en 2008 par Ifremer en utilisant les
données de l'AVHRR de 1986 à 2006. Les
données de couleur de l’eau sont obtenues
à partir du capteur MODIS, embarqué sur le
satellite
américain
AQUA et du capteur MERIS de la plateforme européenne
ENVISAT.
Les algorithmes utilisés pour le traitement de la couleur de
l’eau ont été
développés au sein
d’Ifremer et permettent de restituer les concentrations en
chlorophylle-a (pigment assurant la photosynthèse) et en
matières en suspension minérales ou totales
(MES), dans
la couche de surface de la mer (d’un mètre
à une
vingtaine de mètres selon la turbidité). La
climatologie
mensuelle de chlorophylle-a a été
calculée
à partir des données traitées par
Ifremer depuis
1998. Tous ces satellites décrivent deux
révolutions
quotidiennes autour de la terre selon une orbite polaire, et les
données utilisées sont les orbites de nuit pour
la SST et
de jour pour la couleur de l'eau. La résolution des produits
satellites utilisés pour ce bulletin est de 1km.
Consulter les images
journalières : www.ifremer.fr/nausicaa/gascogne/index.htm

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Les mesures in
situ
Les données in-situ
utilisées dans ce bulletin PREVIMER sont issues des projets
ROSLIT et RECOPESCA conduits par Ifremer et du réseau
CANDHIS de mesure de la houle coordonné par le CETMEF.
Au sein du projet ROSLIT, sont gérées les
stations de mesures MAREL implantées dans les grands
estuaires et au niveau du littoral. Les principales mesures
effectuées sont la température, la
salinité, l'oxygène dissous, la
turbidité et la chlorophylle. Ces mesures sont beaucoup
utilisées pour l'étude des bouchons vaseux et des
blooms phytoplanctoniques, pour des études d'impact et pour
la surveillance du littoral et des parcs aquacoles. Les
données sont acquises et gérées sous
assurance qualité ce qui permet de mettre à
disposition des utilisateurs en quasi temps réel des
données qualifiées et validées.
Le projet RECOPESCA repose sur le déploiement de capteurs
sur les engins de pêche et à bord des navires de
patrons pêcheurs volontaires, représentatifs de
l'ensemble des métiers pratiqués. Ces capteurs
collectent des données sur l'effort de pêche ainsi
que des paramètres environnementaux tels que la pression,
la température et la salinité. Ainsi,
à chaque mise à l’eau
d’engins de pêche, un profil vertical de
température et salinité de l’eau de mer
est mesuré entre la surface et le fond. Ces mesures sont
transmises automatiquement en temps quasi réel au centre de
données Coriolis qui valide les données, les
diffuse et en assure la sauvegarde. Ainsi,
à chaque
mise à
l’eau d’engins de pêche, un
profil vertical de
température et salinité de l’eau de mer
est
mesuré entre la surface et le fond. Ces mesures sont
transmises
automatiquement en temps quasi réel au centre de
données
Coriolis qui valide les données, les diffuse et en assure la
sauvegarde.
Le
réseau CANDHIS: http://www.cetmef.equipement.gouv.fr/donnees/candhis/home.htm

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Les
modèles
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| Bathymétrie
des façades Manche, Atlantique et
Méditerranée |
Les
modèles dont
les résultats sont présentés dans ce
bulletin sont de deux types.
D’une part, le modèle hydrodynamique permet une
description physique complète de
l’océan (courants,
température, salinité) par la
résolution
numérique des équations de la
mécanique des fluides. Une climatologie des
résultats a
été
construite grâce à la simulation des 6
dernières
années (2001-2006). Elle permet de décrire la
situation
moyenne.
D’autre part, le modèle
d’écosystème
pélagique, qui est couplé au modèle
hydrodynamique, permet de prévoir les concentrations de
nutriments et de plancton. Son principe est de représenter
mathématiquement les transformations cycliques subies dans
le
milieu marin par les sels nutritifs (azote, phosphore, silicium)
nécessaires à la production du phytoplancton
représenté par trois groupes : les
diatomées, les
dinoflagellés, et les petites formes appelées
nanoflagellés.
Ces
modèles
couplés sont
activés quotidiennement dans le cadre de PREVIMER et les
résultats sont consultables sur www.previmer.org.
Bien que validés pour certains aspects de la dynamique, ils
ne
sont toutefois pas encore en état de donner une description
totalement réaliste de la situation. Les travaux de
recherche en
cours sur la description et la compréhension des processus
physiques et biologiques, ainsi que sur la modélisation
numérique permettent de progresser. Dans un proche avenir,
l’assimilation des données
d’observations dans les
modèles les rendra encore plus fiables.
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| Météo,
états de mer
et débits des fleuves |
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Météo

Roses de vent en
Manche, mer d'Iroise, Sud Bretagne
et Sud Gascogne pour les mois de février et mars 2008
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Légende
rose
de vent : Les roses de vent synthétisent les
régimes de vent sur une période (vitesse moyenne
du vent sur 10 minutes). Les vents modérés sont
indiqués par la couleur bleue (10 à 20
nœuds), les vents soutenus par la couleur verte (20
à 30 nœuds), les vents forts par la couleur orange
(supérieurs à 30 nœuds). Les
pourcentages de vents observés par direction sont
proportionnels à la longueur des segments. La
fréquence des vents faibles (inf à 10
nœuds) figure dans le rond blanc au centre des roses. Sur
la carte grand format figurent les roses de vent observées
sur
la période de référence (ici
février et mars 2008). Sur la petite carte, nous indiquons
les roses de vent moyennes à cette période de
l’année à titre de comparaison.
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Cette
période de
février et mars 2008 fut contrastée sur nos
côtes. Elle débute par un temps plutôt
calme en février. Le mois de mars frais et agité
ne ressemble pas du tout à un début de printemps
habituel.
Quelques épisodes de vents forts émaillent le
début du mois de février 2008. Il souffle parfois
à plus de 30 nœuds entre le 1er et le 5 au
gré du passage de dépressions plus ou moins
actives. Ensuite, des conditions anticycloniques s’installent
durablement. Le vent s’oriente franchement à
l’Est entre le 9 et le 20 surtout au nord de la Gironde.
Cette période de temps doux, sec et calme
s’accompagne d’un ensoleillement remarquable pour
la saison. La fin février est marquée par le
retour de vents océaniques modérés
à assez forts. Les précipitations de ce mois
restent en dessous des normales.
Le vent est beaucoup plus présent au mois de mars. Les
épisodes de vents forts se succèdent rapidement
sans véritable répit. On relève des
périodes particulièrement ventées les
3 et 4 mars et surtout du 9 au 12, notamment au nord du domaine (le sud
du golfe de Gascogne est relativement épargné).
Ces vents soufflent généralement de secteurs
compris entre le sud-ouest et le nord-ouest au gré du
passage des dépressions sur les îles britanniques. La
tempête du 10 mars est particulièrement violente
et dure près de 24 h en Manche et Iroise. Le vent souffle du sud puis de l’ouest avec des rafales atteignant 130
à 150 km/h sur les côtes allant de la Rochelle
à la Normandie. Il s’accompagne de vagues
énormes au large (15 mètres ou plus de hauteur
significative) et d’une surcote particulièrement
dévastatrice puisqu’elle se produit en
période de forts coefficients de marée (de
l’ordre de 105 !). Au final, ce mois de mars est beaucoup
plus venté que la normale. Les précipitations du
mois, de l'ordre de 100 mm, sont excédentaires.
L’ensoleillement est assez nettement déficitaire
et inférieur à celui de février. Les
températures sont plutôt fraîches pour
un début de printemps.
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Le site de Météo
France : http://www.meteofrance.com

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Etats de mer
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Hauteur
calculée des vagues dans le golfe de
Gascogne au cœur de la tempête du 10 mars |
Après
un mois de février relativement calme, le
mois de mars a été marqué par la
tempête du 10 avec des vagues atteignant 13 m à la
bouée Brittany et 9 m à la bouée
Casquets. Cette tempête a affecté tout le Golfe de
Gascogne et l’ensemble de la Manche,
n’épargnant que la côte normande
abritée par le Cotentin. Cet événement
est du niveau des maxima annuels et les périodes pic
observées atteignent 17 s le 10 mars au Cap Ferret et 18 s
le
lendemain. Ces grandes périodes ont amené des
effets importants en profondeur, avec de fortes agitations par des
profondeurs supérieures à 100 m.
Associées aux forts coefficients de marée, les
surcôtes induites par les vagues ont contribué aux
dégâts importants observés sur
l’ensemble du littoral, avec des effets qui par endroits
dépassent ceux de la tempête de 1989. La fin du
mois de mars a aussi été très
énergétique en moyenne. Sur le littoral Aquitain
cela a entraîné, peut-être à
cause de la conjugaison avec les faibles coefficients de
marée, un remodelage important des plages, comme cela a pu
être observé pendant la campagne de mesures ECORS
au nord du Cap Ferret.
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Les
débits des grands fleuves
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Débits
des principaux fleuves de février 2007 à mars
2008.
Courbe continue : année en cours, courbe
pointillée :
moyenne sur les 50 dernières années. |
Depuis
le début
d'année 2008, les débits des principaux fleuves
de la façade du golfe de Gascogne ont beaucoup
fluctué, influencés par des conditions
météorologiques très changeantes (voir
ci-dessus). Le mois de janvier a apporté beaucoup d'eau
douce sur nos côtes, avec des pics de débits
marqués notamment pour la Vilaine et l'Adour. De
début février à la mi-mars, les
débits sont faibles par rapport à la normale pour
la Loire, la Gironde et l'Adour, suite aux conditions anticycloniques
observées durant cette période. Une tendance
à la hausse est observée ensuite
(après la tempête du 10 mars), avec à
nouveau des débits bien au dessus de la normale
relevés fin mars, notamment dans le sud de la zone.
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La
température de surface observée par satellite
Aux
mois de février et de mars 2008 les
températures
de surface se répartissent essentiellement selon un gradient
croissant côte-large (de 9,5 à 13°C). Par
rapport à février, l’extension vers le
large en mars des
eaux plus froides est plus grande. Ceci vient de la situation thermique
particulière qui est apparue en février, mois
durant lequel on observe dans le Golfe de Gascogne des eaux plus
chaudes que
la normale, à l’exception de la zone
côtière en
Bretagne sud. En mars, la représentation des anomalies
mensuelles de température montre que celles-ci sont
conformes à la normale.
L’ensoleillement
et les températures de l’air relativement
élevés
ont contribué à la hausse de la
température de
surface de la mer en février. L’inverse a
été
observé en mars (partie noire des images non
estimée du
fait de la présence persistante de nuages).
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La
température de surface (SST) moyenne
en février 2008 |
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L’anomalie
mensuelle de SST
en février 2008 |
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La
température de surface (SST) moyenne
en mars 2008 |
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L’anomalie
mensuelle de SST
en mars 2008 |
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Les mesures
in-situ de température
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Evolution des
températures de surface et
de fond dans le Mors Braz en février et mars 2008
(bouée MAREL) |
La
bouée MAREL du
réseau ROSLIT située dans la baie de Vilaine
(Mors Braz) permet de mesurer les températures de fond et de
surface. Au mois de février, ces températures
sont différentes : la zone est stratifiée. Les
vents d'Est peu soutenus sont peu propices au mélange
vertical et les eaux de surface, sous l'influence de la Vilaine, sont
plus froides et plus douces que les eaux de fond. Au mois de mars,
chaque épisode de
vent fort (les 3
et 10) correspond à une période
d'homogénéisation : les eaux de fond et de
surface se mélangent et sont donc à la
même température.

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La
salinité de surface simulée
Les
salinités de surface du mois de février 2008
sont assez conformes à la situation moyenne. Les apports en
eau douce des principaux fleuves créent une bande
d’eau moins salée le long de la côte
(l’eau de mer « pure » contient environ
35,6 g de sel/litre, les eaux côtières en Sud
Bretagne en contiennent environ 33 g soit un déficit de
2,5 g/l qui correspond à un mélange de 93 %
d’eau de mer et de 7 % d’eau douce). On peut noter
une extension plus importante des panaches fluviaux vers le nord en mer
d’Iroise et au large du plateau des Landes. Les
débits des rivières plus forts que la normale en janvier et début février pour la Vilaine, ainsi
que les régimes d'est relativement calmes de
février peu propices au mélange, expliquent ces
résultats.
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Salinité
de surface moyenne
en février 2008 |
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Salinité
de surface en février
(moyenne 2001-2007) |
En mars 2008, les eaux dessalées collées
à la côtes se sont déplacées
vers le large. A la côte, la salinité des eaux
côtières, toujours sous l’influence des
apports fluviaux, est très conforme à la
situation moyenne.
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Salinité
de surface moyenne
en mars 2008 |
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Salinité
de surface en mars
(moyenne 2001-2007) |

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Les mesures
in-situ ROSLIT de salinité
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Evolution des
salinités de surface et de fond dans le Mors Braz
en février et mars 2008 (bouée MAREL) |
Les salinités de surface et de fond mesurées par
la bouée MAREL du Mors Braz présentent des
comportements différents. La salinité de fond
varie peu, elle reste supérieure à 35 g/l durant
les deux mois, alors que celle de surface fluctue beaucoup. La forte
variabilité en surface est principalement liée
aux fluctuations des débits de la Vilaine. La
salinité de surface peut atteindre épisodiquement
des valeurs très basses (inférieures à
20 g/l). Ces épisodes de forte dessalure font chuter les
salinités de surface mensuelles, ce qui est reproduit par le
modèle présenté dans le paragraphe
précédent. On peut ainsi mesurer les
différences de propriétés des eaux
selon la profondeur, les eaux les plus douces restent près
de la surface car elles sont plus légères.

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Les mesures
in-situ RECOPESCA
Le
réseau RECOPESCA commence à fonctionner sur un
mode opérationnel. Deux profils illustrent le type de
données récoltées, ils ont
été collectés le 18 février
(en rouge) et le 31 mars (en bleu). Les salinités ont
évolué entre ces deux périodes, la
bande d’eau dessalée sur les 30 premiers
mètres en février n'apparaît plus en
mars. Ces eaux dessalées étaient plus froides que
l’eau de mer sous-jacente comme le montre le profil de
température en février. Cette situation est
caractéristique de la situation hivernale près
des côtes.
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| Profils de
salinité et de température du réseau
RECOPESCA les 18 février (rouge) et 31 mars (bleu) |
De nouveaux navires sont actuellement en cours
d’équipement, pour le prochain bulletin cinq navires
de pêche devraient fournir
régulièrement des données dans le
Golfe de Gascogne réparties le long du littoral sud Bretagne
et au large des côtes des Landes.

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Les
matières en suspension observées par satellite
Les
concentrations en matières en suspension
observées en février et en mars 2008 sont plus
élevées que celles classiquement
rencontrées à cette époque de
l’année ; ceci est surtout marqué pour
le mois de mars qui a connu de nombreux épisodes de vents
forts et une tempête exceptionnelle (du 9 au 12 mars)
engendrant des vitesses d'agitation au fond
élevées capables de remettre en suspension les
sédiments du fond.
Le sud du Golfe de Gascogne, au plateau continental moins large, a
été relativement épargné
par ces tempêtes et ceci ce traduit par des
turbidités des eaux de surface relativement
limitées dans les eaux côtières
méridionales.
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Concentration en
surface de matières
en suspension : moyenne de février 2008 |
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Concentration en
surface de matières
en suspension : moyenne de mars 2008 |
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La
chlorophylle de surface observée par satellite
En
février 2008 les concentrations
moyennes en chlorophylle dans les eaux de surface sont faibles
(inférieures à 2 mg/m3) et ces valeurs sont
conformes aux observations satellite faites depuis 10 ans pour ce mois
de l’année.
Par contre les moyennes décennales en chlorophylle pour le
mois de mars sont plus fortes que les valeurs moyennes
observées en mars 2008, notamment dans la zone sud Bretagne.
Cette faiblesse des biomasses chlorophylliennes en mars 2008 est
à relier non seulement à un ensoleillement
déficitaire, mais surtout aux fortes turbidités
qui ont limité la production phytoplanctonique durant ce
mois « agité ».
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Concentration
en chlorophylle
de surface :
Moyenne du mois de février 2008 |
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Concentration
en chlorophylle
de surface :
Moyenne de février sur 10 ans |
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Concentration
en chlorophylle
de surface :
Moyenne du mois de mars 2008 |
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Concentration
en chlorophylle
de surface :
Moyenne de mars sur 10 ans |

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Résultats
du modèle de phytoplancton
Malgré la
faible biomasse chlorophyllienne moyenne observée en mars
2008, un épisode productif de quelques jours est
noté en début de mois non seulement dans la zone
côtière mais également au large ; le
phytoplancton se trouve dans la couche de surface
légèrement dessalée et enrichie en
nutriments par les apports hivernaux. Un tel épisode de
production post-hivernale au large, dans les eaux de surface, est
classiquement rencontré à cette
période de l’année dans le Golfe de
Gascogne et est le plus souvent constitué de grosses
diatomées.
L’image satellite de la chlorophylle le 6 mars montre bien
cette biomasse phytoplanctonique plus forte non seulement à
la côte mais aussi dans les eaux situées plus au
large. Le modèle mathématique, quant à
lui donne également un signal schématique de
production au large avec un certain retard (résultat du 15
mars), mais il sous-estime la production côtière,
sauf dans la partie sud du Golfe de Gascogne.
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| Concentration
en chlorophylle de surface, observée par satellite le 6 mars
2008 |
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Concentration
en chlorophylle de surface, calculé par le modèle
le 15 mars 2008 |
En savoir plus : www.previmer.org/previsions/production_primaire
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Hauteur
significative : ou encore H1/3, hauteur moyenne du tiers des
vagues les plus hautes.
Vitesse d'agitation : Les vagues
engendrent une vitesse oscillante sur le fond. La vitesse d'agitation
au fond montrée dans la rubrique "Etats de mer" est
l'amplitude moyenne de cette
vitesse oscillante. L'amplitude maximale pendant 20 minutes atteint
typiquement deux fois cette valeur.
Diatomées : Algues
microscopiques unicellulaires, marines ou lacustres, à coque
siliceuse. Cette coque est souvent finement ornementée.
Dinoflagellés : Ce sont des
organismes phytoplanctoniques des eaux marines ou saumâtres.
Ils sont constitués par une grosse cellule,
entourée le plus souvent par une structure membranaire
comprenant une coque cellulosique formée de deux valves
séparées transversalement par un sillon ; ils
possèdent généralement deux flagelles
dont les battements leur permettent de se déplacer dans
l'eau.
Nanoflagellés : Ensemble des
flagellés dont la taille est comprise entre 2 et 20 microns.
Turbidité :
caractère d'une eau dont la transparence est
limitée par la présence de matières
solides en suspension.
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Bulletin
d’information PREVIMER n°1 - février mars
2008
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PREVIMER,
Océanographie
Côtière Opérationnelle
Ifremer – BP 70 - 29280 PLOUZANE cedex - France
Info@previmer.org
www.previmer.org
Équipe de rédaction : P. Lazure, M. Huret, F.
Gohin, A. Menesguen, M. Laurans, J.F. Guillaud, B. Saulquin,
C. Leneveu, F. Lecornu, J. Legrand, J.F. Le Roux, P. Woerther, Y.
Aoustin (Ifremer),
F. Baraer (Météo-France), F. Ardhuin, S. Louazel
(SHOM) |
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