| Météo et débits des fleuves |
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Météo

Roses des vents en Manche, mer d'Iroise, sud Bretagne et sud Gascogne pour le mois de novembre 2009
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Légende
roses
des vents :
les roses des vents synthétisent les régimes de
provenance des vents sur une période (vitesse moyenne du vent
sur 10 minutes). Les vents modérés sont indiqués
par la couleur bleue (10 à 20 nœuds), les vents soutenus
par la couleur verte (20 à 30 nœuds), les vents forts par
la couleur orange (supérieurs à 30 nœuds). Les
pourcentages de vents observés par direction sont proportionnels
à la longueur des segments. La fréquence des vents
faibles (inférieurs à 10 nœuds) figure dans le rond
blanc au centre des roses. Sur la carte grand format figurent les roses
des vents observées sur la période de
référence. Sur la petite carte, nous indiquons les roses
des vents moyennes à cette période de
l’année à titre de comparaison.
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Mois de novembre : « Exceptionnel mauvais temps » ; de la douceur mais beaucoup de pluie et de vent
UAprès
un mois d’octobre bien clément, les perturbations se
succèdent désormais sur l’Atlantique sans que
l’on note d’accalmies durables entre deux perturbations.
Elles apportent de la douceur océanique mais en contrepartie des
pluies fréquentes et abondantes ainsi que des vents soutenus
tout au long du mois.
Les températures moyennes sont élevées. Elles
dépassent de près de 2° la normale, parfois plus sur
le littoral aquitain.
Les vents viennent le plus souvent du secteur sud ou sud-ouest. Ils
atteignent régulièrement la force grand frais ou coup de
vent tant sur la Manche que sur la façade Atlantique. Les
conditions de fort coup de vent sont même atteintes localement
les 13 et 14, 21 et 22, puis les 24, 25 et 28, essentiellement en
Manche et à la Pointe de Bretagne. Le vent atteint plusieurs
valeurs record. Pour un mois de novembre, on peut citer par exemple
pour Biarritz la plus forte rafale de vent depuis 1981, soit 108 km/h
et pour Brest le record de la force moyenne quotidienne des vents la
plus élevée, près de 45 km/h.
Conséquence de ce flux d’ouest rapide et bien
établi sur l’océan Atlantique, les conditions de
mer sont partout difficiles. Les creux moyens au large dépassent
largement 6 m en Atlantique et en entrée de Manche, du 3 au 8,
et du 21 au 23, puis en Mer d’Iroise et sur le Sud Bretagne les
24, 25 et 28.
La pluviométrie est très excédentaire. Il pleut
quasiment chaque jour et les cumuls atteignent ou dépassent
partout près de 2 fois la normale. A Brest, le
pluviomètre recueille 279 mm, nouveau record de
pluviométrie pour un mois de novembre depuis 1945. A Valognes,
où il tombe près de 3 fois la normale, on relève
364 mm : c’est un record pour un mois de novembre depuis 1991. Le
temps perturbé n’a pas favorisé
l’ensoleillement, partout déficitaire et l’un des
plus bas de ces 20 dernières années.

Roses des vents en Manche, mer d'Iroise, sud Bretagne et sud Gascogne pour le mois de décembre 2009
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Légende
roses
des vents :
les roses des vents synthétisent les régimes de provenance des vents
sur une période (vitesse moyenne du vent sur 10 minutes). Les vents
modérés sont indiqués par la couleur bleue (10 à 20 nœuds), les vents
soutenus par la couleur verte (20 à 30 nœuds), les vents forts par la
couleur orange (supérieurs à 30 nœuds). Les pourcentages de vents
observés par direction sont proportionnels à la longueur des segments.
La fréquence des vents faibles (inférieurs à 10 nœuds) figure dans le
rond blanc au centre des roses. Sur la carte grand format figurent les
roses des vents observées sur la période de référence. Sur la petite
carte, nous indiquons les roses des vents moyennes à cette période de
l’année à titre de comparaison.
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Mois de décembre : offensive de l’hiver en milieu de mois
Les
conditions météorologiques évoluent peu
jusqu’au 9 du mois. Les perturbations se succèdent depuis
l’Atlantique. Le vent de secteur sud-ouest reste dominant et
souffle encore souvent en grand frais ou coup de vent.
A la faveur d’une poussée anticyclonique par le sud, le
changement de temps est net à compter du 10. Le temps devient
moins pluvieux et plus frais, mais le vent de nord-est donne lieu
encore à quelques grand-frais les 11,12 et 13 à la pointe
de Bretagne.
Du 14 au 19, le champ de pression est de nouveau en baisse.
L’hiver s’introduit brusquement avec une poursuite du
refroidissement des températures par le nord doublé
d’un coup de vent de secteur Nord à la pointe Bretagne et
en Manche les 17 et 18. Près des zones côtières
(plus épargnées que l’intérieur des terres),
les températures minimales sont proches de 0°ou
légèrement négatives durant cette période
et quelques épisodes neigeux sont signalés ici et
là entre le 17 et le 19. L’offensive hivernale prend fin
dès le 20. Le régime d’ouest est de retour,
apportant un redoux progressif et de la pluie. Quelques coups de vent
passagers marquent encore les journées du 20, 21, 24 et 31 au
sud des côtes charentaises.
En mer, les creux moyens atteignent ou dépassent 5 m sur
l’atlantique essentiellement durant la première
décade du mois.
Si les températures moyennes restent proches des normales dans
la région de Bordeaux, elles sont globalement
déficitaires de 1° en Manche et en Bretagne, un peu moins en
bordure Atlantique. Le 16, le thermomètre affiche
–7.8° à la Roche/Yon et –4.9° à
Brest. Le 17, il mesure –6.4° à Bordeaux et
–5° à l’île d’Yeu,
(températures mesurées sous abri).
Les pluies sont essentiellement recueillies durant la première
et la dernière décade du mois. Elles sont
légèrement déficitaires au sud de Bordeaux, mais
supérieures aux normales ailleurs. L’excédent
avoisine 70 % à l’île d’Yeu, 30 % à
Brest, 40 à 50 % à La Roche/Yon et la Pointe de la Hague.
L’ensoleillement est proche des normales ou
légèrement excédentaire.
Le site de Météo
France : http://www.meteofrance.com
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Les
débits des grands fleuves
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Débits
des principaux fleuves de novembre 2008 à décembre
2009.
Courbe continue : année en cours ;
courbe pointillée : moyenne sur les 50 dernières
années. |
En raison
d'une faible pluviométrie en début d'automne, les
débits des principaux fleuves de la façade atlantique se
sont maintenus à des niveaux estivaux jusque fin octobre. Les
fortes pluviométries du mois de novembre et dans une moindre
mesure du mois de décembre ont fait remonter les valeurs de
débits vers des niveaux davantage de saison, avec des pics
importants pour l'Adour et la Vilaine.
Cependant, pour les grands bassins versant de la Loire et de la
Gironde, ces fortes pluviométries ne suffisent pas à
combler les déficits du début d'automne, et on reste au
cours des deux derniers mois en dessous des normales
saisonnières.
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| Caractéristiques des masses d'eau côtières |
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La
température de surface observée par satellite
Les structures chaudes bien marquées qui apparaissaient en surface en octobre dans le centre du Golfe de Gascogne (cf. Bulletin n°10)
se sont dissipées en novembre sous l’action des vents
particulièrement forts. Si les températures restent dans
l’ensemble supérieures à la moyenne, elles peuvent
montrer un contraste nord/sud important à la côte, comme
en décembre où les côtes aquitaines apparaissent
relativement chaudes alors que le nord du Golfe est plutôt froid.
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La
température de surface (TSM) moyenne
en novembre 2009 |
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L’anomalie
mensuelle de TSM
en novembre 2009 |
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La
température de surface (TSM) moyenne
en décembre 2009 |
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L’anomalie
mensuelle de TSM
en décembre 2009 |

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La
salinité de surface simulée
Novembre 2009
: les débits des deux principaux fleuves, Loire et Gironde
étant déficitaires par rapport aux normales
saisonnières, l’étendue des panaches est plus
restreinte, notamment en sud Bretagne. On peut toutefois noter que les
fortes crues de l’Adour en novembre ont créé de
fortes dessalures qui se manifestent jusqu’à
l’entrée du bassin d’Arcachon.
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Salinité
de surface moyenne
en novembre 2009 |
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Salinité
de surface en novembre
(moyenne 2001-2005) |
Décembre
2009 : à l’ exception de la partie sud du plateau
français sous l’influence des apports d’eau douce de
l’Adour et du Mor Bras sous l’influence de la Vilaine, les
eaux côtières sont plus salées qu’en moyenne.
Ce phénomène s’explique avant tout par des
débits qui restent relativement faibles en fin
d’année 2009, sauf pour l’Adour et la Vilaine..
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Salinité
de surface moyenne
en décembre 2009 |
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Salinité
de surface en décembre
(moyenne 2001-2005) |
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Les mesures de
température et de salinité
in-situ RECOPESCA
Plus de 230 profils
ont été récoltés durant les mois de juillet
et aout 2009 sur la Grande Vasière (plus de 800 pour la zone
Manche Gascogne).
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| Evolution des températures en novembre et décembre 2009 au large de Penmarc’h |
Durant cette période, la température de surface
décroit de 14,2°C à 11,9°C. La stratification
disparait lentement. Début novembre, la couche plus chaude de
surface atteignait 60 m d’épaisseur. Alors qu’elle
ne cesse de se refroidir, la couche de surface s’épaissit.
Le 21 décembre, la totalité de la colonne d’eau est
homogène. On note toutefois que ce refroidissement ne
s’exerce pas linéairement. Un épisode froid peut
être observé du 9 au 12 novembre.
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Les mesures
in-situ du réseau littoral ROSLIT
La
décroissance des températures de surface et de fond
mesurées par la bouée MOLIT, amorcée mi-octobre,
se poursuit progressivement avec l'arrivée du régime
hivernal. Toutefois le 8 décembre marque le passage entre deux
périodes distinctes. Avant le 8 décembre, la
décroissance est moyenne et homogène sur la colonne
d'eau, elle est liée au régime des vents de sud-ouest
relativement doux. Après le 8 décembre, le
refroidissement est plus brutal, il est lié à
l'arrivée d'air froid et aux vents de nord-est. A noter que
pendant cette période, les eaux de surface se refroidissent plus
vite que celles du fond engendrant une stratification en
température inversée.
Seule une stratification haline importante où les eaux de
surface sont plus douces que celles du fond peut alors expliquer un
profil croissant de densité de la surface au fond comme
l'exigent les lois de la physique.
L'augmentation progressive de l'oxygène dissous à la fois
dans les couches de surface et de fond est liée à la
baisse de la température de l'eau. En effet, plus l'eau est
froide moins vite elle est saturée en oxygène dissous. A
noter qu'autour du 30 octobre, l'oxygène dissous augmente
brusquement en surface alors qu'il baisse au fond. Le graphe de
fluorescence semble indiquer à cette période un
événement de photosynthèse marqué
d'où la production d'oxygène dans les couches de surface
suffisamment éclairées. Dans la couche du fond, non
seulement il n'y a plus de production d'oxygène par
photosynthèse en raison de l'éclairement trop faible,
mais en plus, la respiration des bactéries qui dégradent
le phytoplancton sédimenté consomme l'oxygène
dissous.
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Evolution des mesures de la température et de la fluorescence en surface et au fond
dans la baie de Vilaine en novembre et décembre 2009 |
Enfin, les
courbes d'oxygène témoignent d'une colonne d'eau
relativement homogène. Aucun pic n'est observé dans les
couches de surface. La faible agitation en surface due aux vagues
pendant cette période n'a pas permis l'enrichissement en
oxygène des couches de surface. De plus, malgré
l'ensoleillement supérieur à la normale, les faibles
apports fluviaux en nutriments ont sans doute empêché la
production d'oxygène par photosynthèse.
Evolution des mesures de la turbidité et de l’oxygène dissous en surface et au fond
dans la baie de Vilaine en novembre et décembre 2009 |
Nota : ce bulletin ne comporte
pas de courbes de salinité, le capteur n’ayant
fonctionné correctement que 8 jours sur la période.
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Les
matières en suspension minérales
observées par satellite
Les
concentrations des matières en suspension minérales en
surface s’accroissent plus rapidement que la normale en novembre
2009. Cet effet s’explique essentiellement par les remises en
suspension de sédiments fins par les tempêtes sur le
plateau continental. Décembre apparaît conforme à
la normale saisonnière.
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Concentration en
surface de matières
en suspension minérales : moyenne en novembre 2009 |
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Concentration en
surface de matières en
suspension : moyenne en novembre sur 10 ans |
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Concentration en
surface de matières
en suspension minérales : moyenne en décembre 2009 |
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Concentration en
surface de matières en
suspension : moyenne en décembre sur 10 ans |
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Les moyens
d’observations
et de prévisions de l’état des mers
côtières |
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La
recherche océanographique met en œuvre un ensemble
d’outils d’observations et de simulations. Les
observations
sont opérées par satellites ou par des mesures en
mer.
Quant aux simulations, elles sont effectuées par des
modèles numériques qui permettent de combler les
manques
d’observations et d’accéder à
la
prévision.
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Les
données satellite
Les
données satellite utilisées pour ce bulletin sont
de
sources multiples. La température de surface (SST) est issue
de
l'analyse multi-capteurs ODYSEA réalisée
à Ifremer
par le CERSAT.
L'anomalie de SST est calculée à partir d'une
climatologie réalisée en 2008 par Ifremer en
utilisant
les données de l'AVHRR (Advanced Very High Resolution
Radiometer) de 1986 à 2006.
Les données de couleur de l'eau sont obtenues à
partir du
capteur MODIS, embarqué sur le satellite
américain AQUA
et du capteur MERIS de la plateforme européenne ENVISAT. Les
algorithmes utilisés pour le traitement de la couleur de
l’eau ont été
développés au sein
d'Ifremer et permettent de restituer les concentrations en
chlorophylle-a (Chl-a, pigment assurant la photosynthèse) et
en
matières en suspension minérales ou totales
(MES), dans
la couche de surface de la mer (d'un mètre à une
vingtaine de mètres selon la turbidité).
Les climatologies mensuelles de Chl-a et MES ont
été
calculées à partir des données
traitées par
Ifremer entre 1998 et 2007. La résolution des produits
satellite
utilisés pour ce bulletin est de 1 km pour les
données de
couleur de l'eau et de 2 km pour les données de
températures.
Consulter
les images journalières : www.ifremer.fr/nausicaa/gascogne/index.htm
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Les mesures in
situ
Les
données in-situ
utilisées dans ce bulletin PREVIMER sont issues des projets
ROSLIT et RECOPESCA conduits par Ifremer et du réseau
CANDHIS de mesure de la houle coordonné par le CETMEF.
Le projet ROSLIT gère les stations de mesure MAREL
implantées dans les grands estuaires et près du
littoral.
Les principales mesures effectuées sont la
température,
la salinité,
l'oxygène dissous, la turbidité
et la chlorophylle. Ces mesures sont utilisées pour
l'étude des bouchons vaseux en estuaire et des blooms
phytoplanctoniques littoraux, pour des études d'impact et
pour
la surveillance de la qualité des eaux. Les
données sont
acquises et gérées sous assurance
qualité, ce qui
permet de mettre à disposition des utilisateurs en quasi
temps
réel des données qualifiées et
validées.
Le projet RECOPESCA repose sur le déploiement de capteurs
sur
les engins de pêche et à bord des navires de
patrons
pêcheurs volontaires, représentatifs de l'ensemble
des
métiers pratiqués. Ces capteurs collectent des
données sur l'effort de pêche ainsi que des
paramètres environnementaux tels que la
température et la salinité
en fonction de la profondeur. Ainsi, à
chaque
mise à l’eau d’engins de
pêche, un profil
vertical de température et salinité de
l’eau de mer
est mesuré entre la surface et le fond. Ces mesures sont
transmises automatiquement en temps quasi réel au centre de
données Coriolis qui valide les données, les
diffuse et
en assure la sauvegarde.
Le
réseau CANDHIS : http://www.cetmef.equipement.gouv.fr/donnees/candhis/home.htm
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Les
modèles
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| Bathymétrie
des façades Manche, Atlantique et
Méditerranée |
Les
modèles dont
les résultats sont présentés dans ce
bulletin sont de deux types.
D’une part, le modèle hydrodynamique permet une
description physique complète de
l’océan (courants,
température, salinité)
par la
résolution
numérique des équations de la
mécanique des
fluides. Une climatologie des résultats a
été
construite grâce à la simulation des
années 2001
à 2006. Elle permet de décrire la situation
moyenne.
D’autre
part, le modèle
d’écosystème pélagique,
qui est couplé au modèle
hydrodynamique, permet de prévoir les concentrations de
nutriments et de plancton. Son principe est de représenter
mathématiquement les transformations cycliques subies dans
le
milieu marin par les sels nutritifs (azote, phosphore, silicium)
nécessaires à la production du phytoplancton
représenté par trois groupes : les diatomées,
les dinoflagellés,
et les petites formes appelées nanoflagellés.
Ces
modèles
couplés sont
activés quotidiennement dans le cadre de PREVIMER et les
résultats sont consultables sur www.previmer.org.
Bien que validés pour certains aspects de la dynamique, ils
ne
sont toutefois pas encore en mesure de donner une description
parfaitement fidèle de la situation. Les travaux de
recherche en
cours sur la description et la compréhension des processus
physiques et biologiques, ainsi que sur la modélisation
numérique, permettent de progresser.
Dans un proche avenir, l’assimilation des données
d’observations dans les modèles les rendra encore
plus
fiables.
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Coccolithophoridés : algues
unicellulaires. Chaque cellule vivante (coccosphère) est
entourée d’un test de forme sphérique (5 à
35 µm de diamètre environ) constitué d'un
assemblage de plaquettes calcaires (et - ou aragonitiques)
appelées " coccolithes ". A la mort de l'algue, le squelette
tombe vers le fond ; les coccolithes se dissocient et s'accumulent pour
constituer le composant majeur des boues crayeuses.
Diatomées
:
algues
microscopiques unicellulaires, marines ou lacustres, à coque
siliceuse. Cette coque est souvent finement ornementée.
Dinoflagellés : ce sont des
organismes phytoplanctoniques des eaux marines ou saumâtres.
Ils sont constitués par une grosse cellule,
entourée le plus souvent par une structure membranaire
comprenant une coque cellulosique formée de deux valves
séparées transversalement par un sillon ; ils
possèdent généralement deux flagelles
dont les battements leur permettent de se déplacer dans
l'eau.
Distal :
par opposition à proximal, se dit de la partie la plus
éloignée d'un point de
référence (ici la sortie de l’estuaire
d’un fleuve, point de départ du panache de
dilution du fleuve en mer)..
Halieutique :
science de la
pêche et des pêcheurs. Adjectif : qui a trait
à la pêche et aux pêcheurs.
Nanoflagellés :
ensemble des
flagellés dont la taille est comprise entre 2 et 20 microns.
Pélagique :
organisme vivant
en pleine eau .
Salinité
:
poids en grammes de résidu solide contenu dans un kilogramme
d'eau de mer quand tous les carbonates ont été
transformés en oxydes, le brome et l'iode
remplacés par une quantité équivalente
de chlorures, et que toute la matière organique a
été complètement
oxydée.
Turbidité :
caractère d'une eau dont la transparence est
limitée par la présence de matières
solides en suspension.
Upwelling : remontée vers la surface des eaux océaniques profondes le long de certains littoraux.
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Bulletin
d’information PREVIMER n°11 - novembre-décembre 2009
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PREVIMER,
Océanographie
Côtière Opérationnelle
Ifremer – BP 70 - 29280 PLOUZANE cedex - France
Info@previmer.org
www.previmer.org
Equipe de rédaction : P. Lazure, M. Huret, F. Gohin, M. Sourisseau, F. Lecornu,
Y.-H. De Roeck,P. Thomin, P. Jegou (Ifremer),
F. Baraer, G. Corre, M. Le Stum (Météo-France), F. Ardhuin, S. Louazel (SHOM) |
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