| Météo et débits des fleuves |
 |
|
Météo

Roses des vents en Manche, mer d'Iroise, sud Bretagne et sud Gascogne pour le mois de janvier 2010
|
|

Légende
roses
des vents :
les roses des vents synthétisent les régimes de
provenance des vents sur une période (vitesse moyenne du vent
sur 10 minutes). Les vents modérés sont indiqués
par la couleur bleue (10 à 20 nœuds), les vents soutenus
par la couleur verte (20 à 30 nœuds), les vents forts par
la couleur orange (supérieurs à 30 nœuds). Les
pourcentages de vents observés par direction sont proportionnels
à la longueur des segments. La fréquence des vents
faibles (inférieurs à 10 nœuds) figure dans le rond
blanc au centre des roses. Sur la carte grand format figurent les roses
des vents observées sur la période de
référence. Sur la petite carte, nous indiquons les roses
des vents moyennes à cette période de
l’année à titre de comparaison.
|
Janvier 2010 : mois hivernal
Après
la relative douceur observée fin décembre, l’hiver
reprend ses droits rapidement en amorçant une baisse sensible
des températures par le nord dès le début du mois.
Les dépressions atlantiques sont bloquées sur
l’océan ou circulent à des latitudes assez basses
jusqu’au 11. Le vent vient essentiellement des secteurs nord
à est. Il souffle parfois jusqu’au grand frais en Manche
et sur le littoral breton le 3 puis du 6 au 8, et atteint le coup de
vent le 9. Quelques chutes de neige sont observées ici où
là à partir du 5, même en bordure littorale. Une
perturbation atlantique aborde la pointe de Bretagne le 12 apportant de
nouvelles chutes de neige ou des pluies verglaçantes sur des
sols encore très froids. Le vent de sud souffle en grand frais
en Manche et Atlantique. Il atteint le coup de vent à la pointe
Bretagne, des rafales à 120 km/h sont mesurées à
Ouessant.
Le redoux se produit dans la journée du 13, avec le retour de la
circulation atlantique. Le 14 une dépression circule sur le sud
du golfe de Gascogne et donne de fortes pluies et un fort coup de vent
sur les côtes basques (le pluviomètre recueille 32 mm de
précipitations à Biarritz et des rafales à 115
km/h sont mesurées à la pointe de Socoa).
Les perturbations atlantiques se suivent ensuite jusqu’au 24,
alternant passages pluvieux de saison et éclaircies. La douceur
est de mise. Du 19 au 21 le vent souffle en grand frais à la
pointe de Bretagne et en entrée de Manche.
Le temps change de nouveau à compter du 25 avec des
températures en baisse sensible par le nord. Les
températures minimales sont souvent négatives surtout
près du littoral atlantique. Le littoral basque est de nouveau
bien arrosé. Le vent de Nord à Nord-ouest souffle en
grand frais ou en coup de vent en Manche et en Atlantique le 29.
Sur les côtes, les pluies sont inégalement
réparties, tantôt excédentaires comme à
Biarritz (166 mm, +20 %), parfois déficitaires comme à la
Roche sur Yon (55 mm, -40 %).
Les températures sont partout inférieures aux normales de
2.5° environ, mais de 1° seulement sur le pays Basque.
C’est le 5 que le thermomètre affiche les
températures les plus basses en bordure littorale. Il mesure ce
jour là, -7.1° à la Roche sur Yon et -6.1°
à Valognes.

Roses des vents en Manche, mer d'Iroise, sud Bretagne et sud Gascogne pour le mois de février 2010
|
|

Légende
roses
des vents :
les roses des vents synthétisent les régimes de provenance des vents
sur une période (vitesse moyenne du vent sur 10 minutes). Les vents
modérés sont indiqués par la couleur bleue (10 à 20 nœuds), les vents
soutenus par la couleur verte (20 à 30 nœuds), les vents forts par la
couleur orange (supérieurs à 30 nœuds). Les pourcentages de vents
observés par direction sont proportionnels à la longueur des segments.
La fréquence des vents faibles (inférieurs à 10 nœuds) figure dans le
rond blanc au centre des roses. Sur la carte grand format figurent les
roses des vents observées sur la période de référence. Sur la petite
carte, nous indiquons les roses des vents moyennes à cette période de
l’année à titre de comparaison.
|
Février : nouveau mois hivernal, avant le passage de la tempête « Xynthia »
Le 1er
février est encore bien frais, puis la douceur océanique
revient progressivement à compter du 2 et quelques perturbations
d’ouest se succèdent jusqu’au 6. Le vent souffle en
grand frais ou coup de vent sur les côtes bretonnes et en
entrée de Manche le 4 puis ce vent fort s’étend
également aux côtes atlantiques dans la nuit du 5/6.
Des hautes pressions se développent à partir du 7 au
voisinage de l’Irlande. Elles favorisent un nouveau blocage des
perturbations sur l’Atlantique, des vents d’est ou de
nord-est sur les côtes et une baisse sensible des
températures jusqu’au 15. Quelques courtes averses de
neige sont parfois observées ici où là, mais rien
de bien conséquent. Les températures minimales sont
négatives.
Le champ de pression est de nouveau à la baisse par le nord
à compter du 15, mais on ne note pas d’épisodes
venteux significatifs. Jusqu’au 20, le temps est doux en
journée mais les minimales sont encore très
fraîches, tout au moins près des côtes de la Manche
et à la pointe de Bretagne, tandis que les gelées
s’estompent peu à peu près des côtes
Atlantiques.
La douceur se réinstalle partout à compter du 21 avec le
retour progressif des perturbations atlantiques. Les dépressions
se suivent jusqu’en fin de mois avec de nombreux grand frais ou
coup de vent tant en Manche qu’en Atlantique, voire de forts
coups de vent les 24 et 25 sur les côtes sud de Bretagne et en
Vendée.
Une dépression très creuse remonte du sud-ouest et aborde
les côtes atlantiques dans la nuit du 27 au 28 février.
Elle génère des conditions de violente tempête
depuis la Loire Atlantique jusqu’aux Pyrénées
Atlantique. Cette tempête s’abat sur nos côtes en
s’accompagnant d’une surcote océanique importante,
et de fortes pluies sur la Bretagne et la Normandie.
Pour ce mois de février, les températures moyennes sont
inférieures aux normales de 0.5° à 1° près
des côtes de la Manche et de 1° à 1.5° à la
pointe de Bretagne et le long du littoral Atlantique. Le 15, le
thermomètre affiche -8.6° à la Roche-sur-Yon,
-5.7° à l’île d’Yeu.
Comme en janvier, les pluies sont inégalement réparties,
parfois déficitaires (-38 % à l’île
d’Yeu), parfois excédentaires (+77 % à la pointe de
la Hague).
Le site de Météo
France : http://www.meteofrance.com
|
|
Les
débits des grands fleuves
 |
Débits
des principaux fleuves de janvier 2009 à février
2010.
Courbe continue : année en cours ;
courbe pointillée : moyenne sur les 50 dernières
années. |
La
période de janvier février correspond à la
période de débits maximaux en moyenne sur le long terme.
La prédominance au cours des deux derniers mois de conditions
hivernales sous un flux de Nord à Est, et la relativement faible
pluviométrie associée, se traduisent par des
débits des fleuves se maintenant en dessous des normales
saisonnières, phénomène d'autant plus
marqué pour les fleuves majeurs, la Loire et la Gironde. Des
pics de débit reflétant les courts épisodes
dépressionnaires ont quand même lieu pour l'ensemble des
fleuves, notamment pour l'Adour avec 1500 m3/s enregistrés
mi-janvier. Comme observé par Météo-France, les
précipitations ont été plus marquées fin
février sur le nord de la zone que sur le sud, avec une
remontée importante des débits de la Loire et de la
Vilaine en toute fin de période. Les effets de la forte
pluviométrie associée au passage de la tempête
«Xynthia», qui ont provoqué d'importantes
inondations en Bretagne, vont sans doute accentuer cette
remontée des débits.
|
| Caractéristiques des masses d'eau côtières |
 |
|
La
température de surface observée par satellite
Les mois de
janvier et février apparaissent très froids, surtout sur
la partie nord du plateau continental. Les eaux côtières
du nord du plateau, moins profondes, moins salées, et donc moins
mélangées avec des eaux plus profondes et plus chaudes,
sont plus sensibles au refroidissement hivernal. La carte de
l’anomalie de février montre bien la zone
d’influence des panaches des fleuves, marquée par des
températures particulièrement basses.
 |
|
 |
La
température de surface (TSM) moyenne
en janvier 2010 |
|
L’anomalie
mensuelle de TSM
en janvier 2010 |
 |
|
 |
La
température de surface (TSM) moyenne
en février 2010 |
|
L’anomalie
mensuelle de TSM
en février 2010 |

|
|
La
salinité de surface simulée
En janvier, les champs de salinité de surface sont globalement conformes aux moyennes mensuelles.
 |
|
 |
Salinité
de surface moyenne
en janvier 2010 |
|
Salinité
de surface en janvier
(moyenne 2001-2005) |
En
février, les débits des principaux fleuves (à
l’exception de l’Adour) étant plus faibles
qu’en moyenne, les salinités sont légèrement
plus élevées notamment en Bretagne sud et ouest.
 |
|
|
Salinité
de surface moyenne
en février 2010 |
|
Salinité
de surface en février
(moyenne 2001-2005) |
|
|
Les mesures de
température et de salinité
in-situ RECOPESCA
 |
| Evolution des températures en janvier et février 2010 au large (haut) et près des côtes (bas) |
Les deux figures illustrent l’évolution temporelle des
températures sur le bord du plateau continental et en zone
côtière.
Au large, les masses d’eau sont homogènes de la surface au
fond. La température varie peu durant les premiers mois de
l’année. Elle décroît de 11,8°C en
début de l’année à 11,3°C fin janvier.
Elle semble se réchauffer ensuite pour atteindre 11,7°C en
février.
Près des côtes, les températures sont plus
variables. La masse d’eau est stratifiée, les eaux les
plus froides sont observées dans les premiers mètres. Le
minimum est atteint fin janvier (7,8°C). Ces eaux froides sont
légèrement dessalées, ce qui leur permet
d’être plus légères de rester en surface. Les
eaux de fond près de la côtes sont à des
températures équivalentes aux eaux du large quoique
légèrement plus fraîches également
(10,5°C - 11°C).
De nouvelles sondes permettant de mesurer la turbidité sont en
cours de développement. Un premier prototype a été
réalisé en février et devrait être
testé au cours de l’année sur des navires
évoluant aux embouchures des grands fleuves.
|
|
Les mesures
in-situ du réseau littoral ROSLIT
Sur
la période janvier février 2010, l'évolution des
températures mesurées par la bouée ROSLIT en baie
de Vilaine peut être divisée en 4 phases.
Début Janvier a lieu un épisode froid qui se traduit par
une chute brutale des températures. Puis à partir de
mi-janvier le redoux explique leur hausse sensible.
A partir de début février, les températures
baissent de nouveau suite au refroidissement atmosphérique.
Enfin, à partir du 21 février la douceur se
réinstalle et la température de l'eau ré-augmente
de manière significative. Deux baisses brutales de la
température de surface en fin de 2ème et 3ème
phase sont à signaler, celles-ci semblent liées à
un pic du débit de la Vilaine car elles sont associées
à une baisse de la salinité en surface, baisse beaucoup
plus marquée lors du 1er évènement que lors du 2nd.
Les valeurs anormalement basses de la salinité autour du 27
février sont vraisemblablement dues à un
dysfonctionnement du capteur. L'oxygène dissous suit
l'évolution inverse de la température dans le sens
où sa concentration augmente quand la température baisse.
En effet, une eau chaude est plus vite saturée en oxygène
dissous qu'une eau plus froide.
 |
 |
Evolution des mesures de la température et de la salinité en surface et au fond
dans la baie de Vilaine en janvier et février 2010 |
Evolution des mesures d'oxygène en surface et au fond
dans la baie de Vilaine en janvier et février 2010 |
L'évolution
de la fluorescence est conforme aux observations satellite de
chlorophylle. Dans cette zone en plein panache de la Vilaine et de la
Loire, la hausse de la fluorescence fin février est la signature
d'un bloom hivernal lié à un épisode de ciel
clair, la lumière étant alors suffisante pour que la
photosynthèse ait lieu. La turbidité évolue quant
à elle au gré des coups de vent. En effet, à
chaque fois que le vent augmente, les vagues alors engendrées
provoquent la remise en suspension des sédiments.
Les deux épisodes les plus marqués sont tout début
janvier où le vent de Nord-Est a parfois soufflé jusqu'au
grand frais et fin février où déjà quelques
jours avant la tempête Xynthia, le sud Bretagne connaissait de
forts coups de vent.
Evolution des mesures de la turbidité et de fluorescence en surface et au fond
dans la baie de Vilaine en janvier et février 2010 |
|
|
Les
matières en suspension minérales
observées par satellite
En janvier et
février 2010, les concentrations des matières en
suspension minérales en surface augmentent de façon
habituelle sous l’action des vagues générées
par les tempêtes. Il s’agit donc essentiellement de remise
en suspension de sédiments fins.
 |
|
 |
Concentration en
surface de matières
en suspension minérales : moyenne en janvier 2010 |
|
Concentration en
surface de matières en
suspension : moyenne en janvier sur 10 ans |
|
|
|
 |
|
 |
Concentration en
surface de matières
en suspension minérales : moyenne en février 2010 |
|
Concentration en
surface de matières en
suspension : moyenne en février sur 10 ans |
|
 |
|
La
chlorophylle de surface observée par satellite
La
concentration en chlorophylle devient très faible du fait du
niveau de l’ensoleillement à cette saison. La
lumière est le facteur limitant de la croissance du
phytoplancton en hiver. Les principales efflorescences apparaissent
donc dans les eaux peu profondes ou stratifiées, comme les
panaches distaux des fleuves (Vilaine, Loire, Gironde, Adour), surtout
dans la deuxième quinzaine de février. Ce
phénomène de production préférentielle dans
les panaches des fleuves (panache au sens large, les eaux douces
peuvent provenir de plusieurs fleuves côtiers) lors des mois
d’hiver est particulièrement visible sur l’image de
février. La production de phytoplancton au large de la Loire et
de la Vilaine, légèrement accentuée, correspond
aux anomalies froides de la carte de température de
février. Les températures de surface
particulièrement basses et la biomasse de phytoplancton
supérieure caractérisent en février les panaches
distaux des fleuves du Golfe de Gascogne lors des épisodes de
ciel clair. La lumière étant le facteur limitant, les
températures ne jouent aucun rôle, par elles-mêmes,
dans le déclenchement de ces blooms hivernaux.
 |
|
 |
Concentration
en chlorophylle de surface :
moyenne de janvier 2010 |
|
Concentration
en chlorophylle de surface :
moyenne de janvier sur 10 ans |
|
 |
|
 |
Concentration
en chlorophylle de surface :
moyenne en février 2010 |
|
Concentration
en chlorophylle de surface :
moyenne en février sur 10 ans |

|
|
Résultats
du modèle de phytoplancton
Les
conditions physico-chimiques des eaux du Golfe de Gascogne durant les
mois d'hiver ne permettent pas le développement de blooms
phytoplanctoniques importants : malgré des concentrations en
sels nutritifs relativement fortes (débits hivernaux des fleuves
importants), le faible éclairement incident, couplé aux
fortes teneurs en matières en suspension (voir plus haut) et au
fort brassage de la colonne d'eau, rendent les conditions de
lumière incompatibles avec une production primaire importante.
Le modèle sous-estime cependant encore cette faible production
et donne des concentrations en chlorophylle a globalement
inférieures à 0,4µg/l pendant toute la
période s'étendant du 1er janvier au 15 février,
ce qui est 5 à 10 fois trop faible dans les faibles fonds
(seules la baie de Douarnenez et la Rade de Brest montrent des
chlorophylles simulées du même niveau que celles
observées par le satellite).
Vers le 20 février, les simulations montrent l'apparition
simultanée de deux blooms de diatomées, l'un en bordure
du panache de la Gironde et l'autre en bordure de celui de la Loire, ce
que semblent corroborer les observations satellitaires.
 |
Chlorophylle
de surface
simulée
Observation
satellite interpolée MERIS/MODIS
du 20 février
2010
du 20 février 2010 |
En savoir plus : www.previmer.org/previsions/production_primaire
|

|
Les moyens
d’observations
et de prévisions de l’état des mers
côtières |
 |
|
La
recherche océanographique met en œuvre un ensemble
d’outils d’observations et de simulations. Les
observations
sont opérées par satellites ou par des mesures en
mer.
Quant aux simulations, elles sont effectuées par des
modèles numériques qui permettent de combler les
manques
d’observations et d’accéder à
la
prévision.
|
|
Les
données satellite
Les
données satellite utilisées pour ce bulletin sont
de
sources multiples. La température de surface (SST) est issue
de
l'analyse multi-capteurs ODYSEA réalisée
à Ifremer
par le CERSAT.
L'anomalie de SST est calculée à partir d'une
climatologie réalisée en 2008 par Ifremer en
utilisant
les données de l'AVHRR (Advanced Very High Resolution
Radiometer) de 1986 à 2006.
Les données de couleur de l'eau sont obtenues à
partir du
capteur MODIS, embarqué sur le satellite
américain AQUA
et du capteur MERIS de la plateforme européenne ENVISAT. Les
algorithmes utilisés pour le traitement de la couleur de
l’eau ont été
développés au sein
d'Ifremer et permettent de restituer les concentrations en
chlorophylle-a (Chl-a, pigment assurant la photosynthèse) et
en
matières en suspension minérales ou totales
(MES), dans
la couche de surface de la mer (d'un mètre à une
vingtaine de mètres selon la turbidité).
Les climatologies mensuelles de Chl-a et MES ont
été
calculées à partir des données
traitées par
Ifremer entre 1998 et 2007. La résolution des produits
satellite
utilisés pour ce bulletin est de 1 km pour les
données de
couleur de l'eau et de 2 km pour les données de
températures.
Consulter
les images journalières : www.ifremer.fr/nausicaa/gascogne/index.htm
|
|
Les mesures in
situ
Les
données in-situ
utilisées dans ce bulletin PREVIMER sont issues des projets
ROSLIT et RECOPESCA conduits par Ifremer et du réseau
CANDHIS de mesure de la houle coordonné par le CETMEF.
Le projet ROSLIT gère les stations de mesure MAREL
implantées dans les grands estuaires et près du
littoral.
Les principales mesures effectuées sont la
température,
la salinité,
l'oxygène dissous, la turbidité
et la chlorophylle. Ces mesures sont utilisées pour
l'étude des bouchons vaseux en estuaire et des blooms
phytoplanctoniques littoraux, pour des études d'impact et
pour
la surveillance de la qualité des eaux. Les
données sont
acquises et gérées sous assurance
qualité, ce qui
permet de mettre à disposition des utilisateurs en quasi
temps
réel des données qualifiées et
validées.
Le projet RECOPESCA repose sur le déploiement de capteurs
sur
les engins de pêche et à bord des navires de
patrons
pêcheurs volontaires, représentatifs de l'ensemble
des
métiers pratiqués. Ces capteurs collectent des
données sur l'effort de pêche ainsi que des
paramètres environnementaux tels que la
température et la salinité
en fonction de la profondeur. Ainsi, à
chaque
mise à l’eau d’engins de
pêche, un profil
vertical de température et salinité de
l’eau de mer
est mesuré entre la surface et le fond. Ces mesures sont
transmises automatiquement en temps quasi réel au centre de
données Coriolis qui valide les données, les
diffuse et
en assure la sauvegarde.
Le
réseau CANDHIS : http://www.cetmef.equipement.gouv.fr/donnees/candhis/home.htm
|
|
Les
modèles
 |
| Bathymétrie
des façades Manche, Atlantique et
Méditerranée |
Les
modèles dont
les résultats sont présentés dans ce
bulletin sont de deux types.
D’une part, le modèle hydrodynamique permet une
description physique complète de
l’océan (courants,
température, salinité)
par la
résolution
numérique des équations de la
mécanique des
fluides. Une climatologie des résultats a
été
construite grâce à la simulation des
années 2001
à 2006. Elle permet de décrire la situation
moyenne.
D’autre
part, le modèle
d’écosystème pélagique,
qui est couplé au modèle
hydrodynamique, permet de prévoir les concentrations de
nutriments et de plancton. Son principe est de représenter
mathématiquement les transformations cycliques subies dans
le
milieu marin par les sels nutritifs (azote, phosphore, silicium)
nécessaires à la production du phytoplancton
représenté par trois groupes : les diatomées,
les dinoflagellés,
et les petites formes appelées nanoflagellés.
Ces
modèles
couplés sont
activés quotidiennement dans le cadre de PREVIMER et les
résultats sont consultables sur www.previmer.org.
Bien que validés pour certains aspects de la dynamique, ils
ne
sont toutefois pas encore en mesure de donner une description
parfaitement fidèle de la situation. Les travaux de
recherche en
cours sur la description et la compréhension des processus
physiques et biologiques, ainsi que sur la modélisation
numérique, permettent de progresser.
Dans un proche avenir, l’assimilation des données
d’observations dans les modèles les rendra encore
plus
fiables.
|
|

 |
|
|
Coccolithophoridés : algues
unicellulaires. Chaque cellule vivante (coccosphère) est
entourée d’un test de forme sphérique (5 à
35 µm de diamètre environ) constitué d'un
assemblage de plaquettes calcaires (et - ou aragonitiques)
appelées " coccolithes ". A la mort de l'algue, le squelette
tombe vers le fond ; les coccolithes se dissocient et s'accumulent pour
constituer le composant majeur des boues crayeuses.
Diatomées
:
algues
microscopiques unicellulaires, marines ou lacustres, à coque
siliceuse. Cette coque est souvent finement ornementée.
Dinoflagellés : ce sont des
organismes phytoplanctoniques des eaux marines ou saumâtres.
Ils sont constitués par une grosse cellule,
entourée le plus souvent par une structure membranaire
comprenant une coque cellulosique formée de deux valves
séparées transversalement par un sillon ; ils
possèdent généralement deux flagelles
dont les battements leur permettent de se déplacer dans
l'eau.
Distal :
par opposition à proximal, se dit de la partie la plus
éloignée d'un point de
référence (ici la sortie de l’estuaire
d’un fleuve, point de départ du panache de
dilution du fleuve en mer)..
Halieutique :
science de la
pêche et des pêcheurs. Adjectif : qui a trait
à la pêche et aux pêcheurs.
Nanoflagellés :
ensemble des
flagellés dont la taille est comprise entre 2 et 20 microns.
Pélagique :
organisme vivant
en pleine eau .
Salinité
:
poids en grammes de résidu solide contenu dans un kilogramme
d'eau de mer quand tous les carbonates ont été
transformés en oxydes, le brome et l'iode
remplacés par une quantité équivalente
de chlorures, et que toute la matière organique a
été complètement
oxydée.
Turbidité :
caractère d'une eau dont la transparence est
limitée par la présence de matières
solides en suspension.
Upwelling : remontée vers la surface des eaux océaniques profondes le long de certains littoraux.
|
Bulletin
d’information PREVIMER n°12 - janvier-février 2010
|
PREVIMER,
Océanographie
Côtière Opérationnelle
Ifremer – BP 70 - 29280 PLOUZANE cedex - France
Info@previmer.org
www.previmer.org
Equipe de rédaction : P. Lazure, M. Huret, F. Gohin, A. Menesguen, F. Lecornu,
P.-Y. Le Traon, P. Thomin, P. Jegou (Ifremer),
F. Baraer, G. Corre (Météo-France), S. Louazel (SHOM) |
|